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16 juillet 2020, 14 h 58 min
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Tag Archives: Jasseron

Jasseron : le marché hebdomadaire est de retour !

 

   En place depuis la fin de l'année précédente, cette animation attendue s'était vite rendue indispensable mais a été victime de la crise sanitaire. Treize commerçants (dont quatre nouveaux) ont répondu présent pour la reprise. 

Sécurité

   Installé sur la place Bernard Chanel, le marché est soumis à un sens de circulation et doté de postes de gel hydro-alcoolique à l'entrée et à la sortie.

    Sébastien Gobert, le maire, en distribue à Raphaël Piroud, son adjoint en charge des relations avec les acteurs économiques.

  
 

 Locale

   Régionale de l'étape, Annabelle Pithioud diversifie l'offre avec ses bijoux fantaisie made in Jasseron. Une consœur est aussi présente sur la place où, l'on rencontre encore des confiseurs et un commerce de bagages.aux côtés des commerces alimentaires.

  

Viande

   Un large choix eu rayon boucherie, et le paiement par carte bancaire évite les contacts.

 Fruits et légumes

   Avec plusieurs étals dans cette catégorie, le chaland a le choix !

  
 

 Prêt à consommer

   Ce dimanche, c'était paella ; mais l'offre en plat chaud devrait varier d'une semaine sur l'autre.

Masques

    Elus et bénévoles ont profité de l'occasion pour procéder à la distribution des masques fournis par la région.

 

 

A Jasseron, des artisans et commerçants réactifs

Ils ont connu des sorts très différents pendant la traversée de la période de confinement ;
aujourd'hui, ils sont de nouveau tous au service de leurs clients. Mais dans quelles conditions économiques ?

Inquiète

   Après un mois de fermeture (due à l'impossibilité d'être livrée), Stéphanie Boyard, la fleuriste (Passiflore) a pu organiser un drive et des livraisons à domicile, qui ne suffiront pas à récupérer la manque à gagner. C'est bien reparti  ("mes clients sont au rendez-vous !"), mais la saison des mariages est aussi bien compromise. Elle a beaucoup apprécié les aides de l'Etat et de l'UURSSAF mais, surtout, le geste de la commune qui a annulé le loyer des deux mois.

 

Blindée

   Sandrine Brun (Khéops) reçoit en non-stop six jours sur sept, mais pas plus de deux clients à la fois avec des protocoles sanitaires stricts entre chacun : désinfection et changement de blouses. Souhaitant "servir sa clientèle" , elle ne rattrapera toutefois pas le manque des deux mois de fermeture.

    . . . par contre, chacun a pu rire de ses mésaventures pendant cette période avec Un Brun de folie  !

 

6 jours sur 7

   Chez Emmanuelle Ravet aussi (R'Coiff), suractivité pour la reprise avec changements de peignoirs, désinfections, rendez-vous espacés, horaires en continu,  un agenda rempli et augmentation du temps hebdomadaire de la salariée à mi-temps. Mais ça ne suffira non plus pas à compenser les deux mois d'arrêt, même avec une aide de l'Etat.

 

Rattrapage

    Pierre (chocolaterie Comte) a fermé la première semaine et arrêté la production ; sa salariée a été en chômage partiel et en congés. Il a compensé les commandes annulées par des livraisons et le marché hebdomadaire d'artisans à Viriat ; l'activité reprend avec le déconfinement. Rassuré, il reconnait que "on s'en sort pas trop mal : on s'attendait à pire".

 

Satisfait

   Pour la charcuterie Dilas, avec la suppression du marché de Bourg, le camion a été installé devant la ferme et a ouvert le matin ; une façon plus pratique pour recevoir les clients dans les bonnes conditions. Le temps printanier et les comportements alimentaires ont été bénéfiques (plus de repas à la maison et des barbecues ! ), et ont boosté l'activité dans les points de vente de Ceyzériat (la Panouille) et Replonges. "On a bien bossé" se félicite Arnaud.

  Ambulant

   Avec des clients qui cuisinent plus et des travailleurs qui ne déjeunent plus hors de chez eux, il a fallu moins de pâtisseries et de "snacking" à la fournée du Jugnon. Mais, lors de ses tournées, Dimitri a eu plus de monde : même s'il y a un peu de manque,  "ça a vraiment aidé, on est pas les plus à plaindre (pourvu que ça dure !) " reconnait-il. 

Pizzéria : plus de service en salle, mais toujours des pizzas !

Sur commande, par téléphone, des pizzas, mais aussi des burgers !

   Arrivés de Normandie en passant par Lyon où ils étaient directeur dans l'alimentation et ingénieure qualité dans le domaine environnemental, Laetitia et Bruce Vaisse ont repris la pizzéria de Jasseron il y a six ans, en la rebaptisant "Un gars, une fille".

Que des produits français

   Misant sur la qualité en privilégiant les produits français, ces parents de deux jeunes enfants se partagent les tâches entre la cuisine pour le gars ... et le service pour la fille ! Du mercredi au dimanche, la carte propose habituellement, en plus des pizzas, des salades, des tartines, des calzones, des viandes, des burgers et des desserts.

   Comme l'ensemble de la profession, Laetitia et Bruce ont été touchés de plein fouet par les restrictions imposées par la crise sanitaire.

Une nécessaire adaptation

   Ils ont alors immédiatement adapté leur fonctionnement. Du mercredi midi au vendredi midi et du mercredi soir au dimanche soir, ils continuent à proposer des plats à emporter, parmi leurs 28 pizzas et leurs 7 burgers, uniquement sur commande par téléphone (04.74.47.92.12). Le local est aménagé pour la livraison avec un mètre carré par personne et du gel à disposition. L'usage de la carte (bancaire ou chèque déjeuner) est préconisé, avec une désinfection régulière du terminal et en évitant, autant que possible, les manipulations d'espèces.

   Enfin, mais uniquement pendant la période de confinement et pour les personnes âgées, des livraisons sont possibles les jours de semaine à partir de deux produits commandés, sur Jasseron et les communes limitrophes.

 

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A Jasseron, les commerces de proximité assurent un service de base

Les clients se retrouvent -de loin- à la boulangerie et au Comptoir Gé-Néral*

   Depuis le début de la crise sanitaire, les commerces de Jasseron font face pour assurer les services de première nécessité.

   Le trottoir de la rue Charles-Robin semble très vivant mais, à y regarder de plus près, il comporte une queue vers la boulangerie et une autre vers le Comptoir Gé-Néral*, dans le respect des règles de distanciation.

   Que ce soit pour le pain ou l'épicerie, on ne note pas plus d'un ou deux clients dans le magasin… Et pas de stagnation à l'intérieur !

Le restaurant aussi

   La pizzeria  "Un gars, une fille" reste ouverte pour les pizzas et les burgers à emporter, uniquement sur commande par téléphone au 04 74 47 92 12 (du mercredi midi au vendredi midi, et du mercredi soir au dimanche soir).

Horaires adaptés

   Pendant la période de confinement, le "Comptoir Gé-néral*"  est ouvert tout les matins de 6h30 à 12h30 ; il propose de l'épicerie et toute une palette de produits locaux : charcuterie, fromage,  fruits et légumes, etc. 

Adieu Charles Derudet, fromager à Drom pendant trois décennies 

Charles Dérudet a rejoint les étoiles qu'il aimait tant observer.
Il était le dernier fromager à pratiquer l'acrobatique pêche à la toile, avant la modernisation de la fruitière.

   Né à Germagnat en 1930, Charles Dérudet est le huitième d’une fratrie de neuf. Très jeune, il observe la nature et garde les vaches à la ferme familiale avant d’être « placé » à Toulonjon jusqu’à son certificat d’étude, tout en étant agent de liaison pendant la guerre. Puis il va travailler chez son frère, à la fromagerie de Villereversure où il découvre son futur métier.

   Son brevet de maître fromager en poche, il épouse Rosette. Le couple emménage à la fromagerie de Bohas, puis à celle de Drom, où il passera presque 30 années, lui à la collecte du lait et à la fabrication du Comté, elle à la vente, à la comptabilité, et à la préparation du beurre et des fromages blancs, tous les jours de la semaine, toute l’année. Modeste, discret, Charles s’occupe aussi d’entretenir le site du lavoir, derrière la fruitière.

Un travail très physique

   Le travail n’est encore pas automatisé : le fromager pratique la méthode manuelle et très physique de la « pêche à la toile » mais, malgré ces journées éreintantes, il s’occupe de la maison, du jardin et de ses six enfants qui se réjouissent de ses jeux de mots parfois absurdes et à qui il aime réciter « Le loup et le chien », de La Fontaine.

   L’heure de la retraite venue, le couple s’installe à Jasseron où il peut enfin connaître le confort d’une maison fonctionnelle … et le temps libre ! C’est le moment des voyages, des chants, des banquets, des jeux et concours, et du développement des relations amicales qu’une vie de labeur a trop mis de côté. Charles aime travailler le bois et fabriquer des objets utiles et ingénieux pour la maison et ses enfants. Il se partage désormais entre le jardin, l’atelier, l'ordinateur, les aînés ruraux, le verger, la lecture du journal ou de livres, se passionne pour l’espace et l’Egypte. Il sème, agrémente, fabrique, aide, plaisante, s'informe et ne manque pas la pause quotidienne café/gâteaux de 17 h de Rosette !

   Rosette dont la santé se détériore et qu’il seconde vaillamment jusqu’à son dernier souffle, il y a bientôt trois ans. Inconsolé, il retrouve quand même goût à la vie par de bons moments en famille, lors de promenades ou en contemplant les étoiles qui le fascinent.

  Jusqu’à ce qu’il y aille, pour rejoindre Rosette.

A 60 ans, Charles fabriquait encore quotidiennement les dernières meules de Comté
à "la pêche à la toile", méthode traditionnelle  nécessitant force et adresse.

Dans un coin de l'atelier, Rosette est à la vente (remarquez les trous dans le Comté, obligatoires à cette époque, interdits aujourd'hui . . . )

Départ en retraite et transmission à Liliane et Gilles.

Un homme humble et discret, un ouvrier infatigable et passionné.

(Merci à Myriam DERUDET pour la dernière photo)

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Au fil des jours . . .