Taille des Caractères
Le Dromoscope

Articles en stock

Aujourd'hui à Drom

18 janvier 2021, 14 h 11 min
Nuageux
Nuageux
4°C
 

Soyez averti !

Tag Archives: Fromagerie

Les dernières années en 1 : 1991

Avec Mme Perrin, la maîtresse, les écoliers partent une semaine en classe verte à Hauteville. Au programme : alternance de cours, d'activités plein air, sport et natation.

Alors que commence la troisième décennie de ce troisième millénaire, reprenons notre traditionnel voyage annuel dans le temps et revisitons le début des précédentes. Premier épisode : vers la fin du XXème siècle.

   Après les fortes chutes de neige de décembre, on constate que le toit et le mur sud du hangar des Conches se sont écroulés ; il sera alors complètement démoli par les pompiers de Ramasse, rendant à la chapelle un aspect plus ... catholique ! On constat aussi -et encore- une tentative d'effraction à la chapelle, avec du matériel militaire (grenade, mèche lente, poudre à canon), mais la porte n'a pas cédé. De leur côté, les pompiers de Drom ont dégagé près de 2 000 m² de toitures au village, soit environ 1 800 m3 de neige.

   C'est à Drom que sont remis leurs brevet de secourisme à 15 pompiers répartis sur les territoires des centres de secours de Treffort-Coligny et Corveissiat, entre autres à Eric Bonnet, Michel Guillot (actuel maire de Drom), Xavier Poncet et Bernard Prin (actuel maire de Nivigne et Suran).

  Succédant à Martine Bonnet, Alex Genin est élu président de l'association Patrimoine et organise la deuxième édition de fabrication/dégustation/vente de boudin, qui connait un franc succès.

Travaux tous azimuts

  Dans l'église, le chœur est tapissé d'échafaudages pour être refait selon les consignes de la commission d'art sacré et le conservateur des antiquités et objets d'art. Le chœur gothique retrouve un aspect sobre mettant en valeur sa croisée d'ogive et sa clé de voute. Installé sur un pilier, probablement depuis les travaux de 1855, le Christ en croix retrouve sa place centrale. Les travaux sont réalisés par des entreprises locales : Reydellet, maçon à Chavannes, Rivoire, menuisier à Drom, et Pocaud, ferronnier à Meillonnas, aidés de bénévoles.

  Sur la place, Clément Réus,  réalise bénévolement des bancs avec les pierres récupérées trois ans plus tôt par le comité de fleurissement lors de la démolition de l'ancien local des pompiers.

  A la fromagerie, les sociétaires réalisent eux-mêmes une partie des travaux de modernisation, mais la production et la vente continuent pendant le chantier !

  De son côté, l'association Patrimoine nettoie le sentier des Conches, endommagé depuis les chutes de neige ; elle réhabilite aussi le site du lavoir et en dégage la boue qui recouvre les dalles. La vieille pompe est même remise en service !

Sécurité incendie

  Les pompiers organisent un exercice incendie où ils commencent à attaquer le sinistre avec deux lances branchées sur le réseau et testent leur appareil respiratoire indépendant (ARI). Le centre de secours de Treffort arrive rapidement avec deux autres ARI. Trois lances supplémentaires sont mises en œuvre, alimentées par une moto pompe branchée sur la citerne du lavoir : l'expérience conclue que cette réserve peut assurer la ressource en eau des secours pendant plus de deux heures.

On fait aussi la fête !

  La Sainte Agathe est fêtée autour d'une bonne table par 30 dames, soit le cinquième de la population. Le dimanche 1er avril, les habitants sont réveillés par le chant du coq . . . du clocher ! Lequel diffuse aussi sporadiquement des extraits de Vivaldi pendant la matinée. Au printemps, la salle est comble pour le repas annuel du comité de fleurissement, et les pompiers s'offrent une escapade aux Pays-Bas ; ils reviennent à temps pour empêcher un incendie suite à un feu de voiture dans une grange.

( . . . la suite au prochain numéro ! )

Les chutes de neige de décembre ont eu raison du hangar disgracieux qui défigurait la chapelle de Notre Dame des Conches. Les pompiers de Ramasse en évacuent les restes.

A Drom, remise des diplômes de secourisme pour les pompiers des Centres de Secours de Treffort-Coligny et Corveissiat

Alex Genin est désigné président de l'association Patrimoine

Pas moins de 30 Agathines de Drom

C'est carnaval à Drom

Réutilisation des pierres de l'ancien local des pompiers

Direction la classe verte !

Traditionnelle : la projection diapos du comité de fleurissement ...

. . . qui se termine autour d'un verre !

Chantier dans le chœur de l'église

Gérard Reydellet officie au sommet

La clé de voute est remise en valeur ...

... et le Christ a retrouvé sa place initiale

Les 1 et les 6 ... de 10 à 70 ans

Au dessus des fils électriques le coq chante et diffuse de la musique ... le 1er avril

Exercice incendie : l'occasion de tester la citerne du lavoir

Les jeunes pompiers de Drom en profitent pour un peu de nettoyage du site !

 

Chantier à la fromagerie : les sociétaires réalisent eux-mêmes les travaux

Liliane peut faire son beurre ...

... et Gilles mettre le Comté sous presse !

 

L'apéro, avant le repas ...

 

du Comité de Fleurissement : salle comble !

 

(Côté cuisine)

 

Escapade hollandaise pour les pompiers ...

... qui rentrent à temps pour éviter une catastrophe : un départ d'incendie sur une voiture dans un bâtiment

Toujours suite au chutes de neige de décembre, Patrimoine dégage le sentier des Conches

Après l'effort ...

Le lavoir aussi a besoin de quelques travaux . . .

 

Le premier semestre se termine avec une naissance chez Roger : des triplés !

.

 

 

La camionnette de l’épicier est toujours attendue !

Popeye ne manque pas de s'arrêter chaque semaine à la fromagerie de Drom où Aurélie l'approvisionne en Comté qu'il exporte jusque dans la campagne bressane !

"Popeye" livre à domicile dans une trentaine de villages

   Six jours par semaine, Patrice Lagier sillonne les routes au plus près des habitants dans pas moins de 30 villages et hameaux, dont les deux tiers en Revemont, avec une petite intrusion jurassienne.

   Ambulant, Patrice ne l'a pas toujours été puisque, pendant 17 ans, il a tenu l'épicerie de Viriat avec son épouse Elisabeth, se voyant même décerner un prix de gestion.

Popeye à domicile ...

   En 2014, le couple vends le fonds de commerce ; Patrice prend alors le volant en créant "Popeye à domicile". L'épicier ne stationne pas sur les places ou les marchés, mais se rend "directement à domicile, sinon, les anciens doivent venir avec un charriot. Moi, quand il le faut, j'emmène les commissions jusque dans la maison !".

   Il est alors attendu chaque semaine : la liste de commissions est prête et la camionnette regorge de tout ce qu'il faut : produits frais, épicerie sucrée, salée, fruits et légumes, boissons, mais aussi droguerie, parfumerie, hygiène et encore aliments pour animaux.

... et sur internet !

   Popeye annonce son concept sur son site internet : "Fini de perdre du temps à faire ses courses : elles se déplacent chez vous !". En effet, l'épicier ambulant est présent sur le web où il affiche tous les produits disponibles, avec leurs prix, et même un bon de commande : une sorte de "drive" sans se déplacer : "gain de temps (et d'argent) ; proximité ; service", martèle t'il.

Des produits locaux

   L'épicier s'approvisionne chez un distributeur qui le livre deux fois par semaine ; il se réserve donc deux matinées pour réassortir sa boutique. Mais il tient à proposer aussi des produits locaux ! Alors il a noué des partenariats avec des producteurs : les Salaisons de Meillonnas, la coopérative de fromagerie de Drom (Comté), la laiterie d'Etrez, et la Ferme des bois de But (fromages de chèvre).

Des anciens, mais pas que !

   De la Petite Montagne jusqu'à St Genis sur Menthon, de Etrez jusqu'à la rivière d'Ain, sa route passe aussi par l'agglomération burgienne pour quelques fidèles "et je m'arrête aussi dans plusieurs MARPA, pour les résidents".

   Mais, si sa clientèle est initialement composée majoritairement de personnes plutôt âgées, Popeye se réjouit de la voir se rajeunir depuis le premier confinement. Travaillant dans le strict respect des consignes sanitaires et des gestes barrière, il précise même que la crise sanitaire a contribué à augmenter son activité, et note, de surcroit, la fidélisation de bon nombre de ses nouveaux clients, dont certains l'ont sollicité via internet : son circuit n'est pas figé et il reste ouvert à de nouvelles demandes.

 

Du sol au plafond, le moindre recoin du magasin à roulettes est garni de marchandises : chaque centimètre cube est utilisé.

Sont-ce ses épinards qui ont valu ce surnom à l'épicier ? Non : ses grimaces, quand il était jeune et fumeur !

Contact

06.81.13.09.51   ou   patrice.lagier@orange.fr  .  Site internet : www.popeyeadomicile.fr

Adieu Charles Derudet, fromager à Drom pendant trois décennies 

Charles Dérudet a rejoint les étoiles qu'il aimait tant observer.
Il était le dernier fromager à pratiquer l'acrobatique pêche à la toile, avant la modernisation de la fruitière.

   Né à Germagnat en 1930, Charles Dérudet est le huitième d’une fratrie de neuf. Très jeune, il observe la nature et garde les vaches à la ferme familiale avant d’être « placé » à Toulonjon jusqu’à son certificat d’étude, tout en étant agent de liaison pendant la guerre. Puis il va travailler chez son frère, à la fromagerie de Villereversure où il découvre son futur métier.

   Son brevet de maître fromager en poche, il épouse Rosette. Le couple emménage à la fromagerie de Bohas, puis à celle de Drom, où il passera presque 30 années, lui à la collecte du lait et à la fabrication du Comté, elle à la vente, à la comptabilité, et à la préparation du beurre et des fromages blancs, tous les jours de la semaine, toute l’année. Modeste, discret, Charles s’occupe aussi d’entretenir le site du lavoir, derrière la fruitière.

Un travail très physique

   Le travail n’est encore pas automatisé : le fromager pratique la méthode manuelle et très physique de la « pêche à la toile » mais, malgré ces journées éreintantes, il s’occupe de la maison, du jardin et de ses six enfants qui se réjouissent de ses jeux de mots parfois absurdes et à qui il aime réciter « Le loup et le chien », de La Fontaine.

   L’heure de la retraite venue, le couple s’installe à Jasseron où il peut enfin connaître le confort d’une maison fonctionnelle … et le temps libre ! C’est le moment des voyages, des chants, des banquets, des jeux et concours, et du développement des relations amicales qu’une vie de labeur a trop mis de côté. Charles aime travailler le bois et fabriquer des objets utiles et ingénieux pour la maison et ses enfants. Il se partage désormais entre le jardin, l’atelier, l'ordinateur, les aînés ruraux, le verger, la lecture du journal ou de livres, se passionne pour l’espace et l’Egypte. Il sème, agrémente, fabrique, aide, plaisante, s'informe et ne manque pas la pause quotidienne café/gâteaux de 17 h de Rosette !

   Rosette dont la santé se détériore et qu’il seconde vaillamment jusqu’à son dernier souffle, il y a bientôt trois ans. Inconsolé, il retrouve quand même goût à la vie par de bons moments en famille, lors de promenades ou en contemplant les étoiles qui le fascinent.

  Jusqu’à ce qu’il y aille, pour rejoindre Rosette.

A 60 ans, Charles fabriquait encore quotidiennement les dernières meules de Comté
à "la pêche à la toile", méthode traditionnelle  nécessitant force et adresse.

Dans un coin de l'atelier, Rosette est à la vente (remarquez les trous dans le Comté, obligatoires à cette époque, interdits aujourd'hui . . . )

Départ en retraite et transmission à Liliane et Gilles.

Un homme humble et discret, un ouvrier infatigable et passionné.

(Merci à Myriam DERUDET pour la dernière photo)

.

Covid-19 et fromagerie : service et respect des consignes

Et toujours avec le sourire !

Seul commerce local, et inscrit dans la liste des services indispensables -l'alimentation-,
la fromagerie a adapté ses conditions de vente à la réglementation  en vigueur.

Rigoureux, mais simple

   Passionnés par leur métier, et sensibles aux conditions sanitaires, Aurélie et Aurélien, les salariés de la coopérative, ont immédiatement pris les mesures nécessaires pour continuer à servir leur clientèle dans les meilleures conditions. Dans un premier temps, une affichette limitait le nombre de clients à l'intérieur. Puis, avec les mesures strictes de confinement, de nouvelles modalités ont été mises en place : il convient de passer commande en amont et de venir uniquement pour récupérer ses produits. De plus, un sens de circulation a été établi : "on a demandé des barrières à la commune", précise Aurélie. Un seul client est admis à la fois et on ne manipule plus d'espèces (paiement par chèque ou carte uniquement).

Le "DFD" : Drive From' Drom !

Commande : par téléphone (04.74.30.65.46) ou par courriel (perret.drom@orange.fr)
Ouverture les lundis, mardis, jeudis, vendredis et samedis de 15h à 17h
(penser à se munir de son attestation et respecter les distances avec les autres clients ! )

Nouvelle configuration (le temps de la crise) :

on arrive par la gauche . . .

. . . et on s'en va par la droite !

Il y a 30 ans : les derniers Comté à la main, les premiers camions poubelles . . .

Pour faire les meules de Comté, Charles Dérudet, arrivé à l'âge de la retraite, pratique, pour la dernière fois, la spectaculaire et non moins sportive "pêche à la toile".

Le changement d’année nous amène à jeter notre traditionnel coup d’œil dans le rétroviseur.
Commençons le tour des années en zéro avec 1990 (1ère partie)

   La toute jeune association Patrimoine attaque dès les premiers jours de janvier avec la réfection du sentier de Drom aux Combes, tout du moins sa première partie, jusque vers le socle d’une ancienne croix. Le mois suivant, les mêmes bénévoles organisent leur première journée boudin, où 80 kilos de ce produit sont écoulés : la fête durera jusqu’à la nuit. A l’église, on refait la charpente et la couverture de la nef et des bas-côtés. 21 représentantes de la gent féminine honorent Sainte Agathe et, lors de l’assemblée générale des pompiers, on apprend que 18 interventions ont eu lieu l’année écoulée.

   La vallée est inondée et des bateaux se promènent à « Ramasse plage » (vers le viaduc), où notre correspondant local navigue sur un lac profond de plus de sept mètres.  36 classards et conjoints des classes en 0 et en 5 se retrouvent à Drom pour la traditionnelle fête des classes.

Début du ramassage des poubelles

   Le 5 mars a lieu la première collecte hebdomadaire d’ordures ménagères ; ces dernières sont désormais interdites à la décharge municipale. Le conseil municipal décide d’équiper de porte-jardinières les fenêtres de l’étage de la mairie. Drom perd son doyen, Lucien Radix, 93 ans, Bressan établi à Drom depuis sa jeunesse. La salle des fêtes accueille le traditionnel diaporama du comité de fleurissement, qui fait revivre les fleurs de l’été, puis les Amis de Notre Dame des Conches qui retracent 2 000 ans d’histoire du site et présentent leur travail.

   A la fromagerie, on presse les dernières meules de Comté à la main : la coopérative va s’équiper de matériel moderne qui mettra fin à la spectaculaire opération de la « pêche ». Avril voit disparaitre la « Mémette », qui avait régalé des générations de Dromniers au café, avec ses gratins et ses tartes, puis François Billoud, éphémère doyen et dernier citoyen du siècle précédent. Après 28 années passées à la fromagerie, Rosette et Charles Dérudet goûtent à la retraite ; ils sont remplacés par Liliane et Gilles Cantin, dans des locaux modernisés.

   Sur le sentier des Conches, Patrimoine érige une nouvelle croix de sept mètres en lieu et place de celle de 1923, tombée depuis de nombreuses années.

Patrimoine nettoie le sentier et dégage le socle de l'ancienne croix de 1923

La soirée boudin se termine tard, et en musique !

Réfection du toit de l'église

Dernière Sainte Agathe pour "La Mémette" (au centre) . . .

Vers le viaduc : "Ramasse plage"

La vallée inondée

Rehaussée en 1984, la RD81 n'est plus immergée entre Drom et Ramasse

 

Les classes en 0 . . . et en 5 !

On chante . . . en famille !

Les dernières meules de Comté "faites main"

 
 

Avant les travaux : les cuves et les presses . . .

. . . et le coin vente.

Repas du Comité de Fleurissement . . .

. . . les uns mangent . . .

 

. . . les autres préparent, servent, nettoient et rangent !

Gros chantier à la fromagerie

Piégé par un confrère !

La retraite pour Rosette et Charles Dérudet (à gauche) : les fromagers sont remplacés par Liliane et Gilles Cantin (à droite). Le président Françon leur offre un salon de jardin, au nom de la coopérative.

Des locaux plus fonctionnels

Rosette passe le relais à Liliane

Le retour de la croix de la mission 1923

Un travail d'équipe !

. . . la suite au prochain numéro !

 

 

Au fil des jours . . .

  • Rapidité – Efficacité

    En aparté de notre feuilleton sur les années en 1, arrêtons-nous un instant sur un exercice des pompiers, réalisé le 30 mars 1991, en consultant le compte-rendu de la presse locale.

       A 13h40, samedi 30 mars, trois coups de … Lire la suite

  • Les dernières années en 1 : 1991

    Avec Mme Perrin, la maîtresse, les écoliers partent une semaine en classe verte à Hauteville. Au programme : alternance de cours, d'activités plein air, sport et natation.

    Alors que commence la troisième décennie de ce troisième millénaire, reprenons notre traditionnel … Lire la suite

  • Léa, élève infirmière pendant le Covid

    Pour la couverture, Léa a commandité une oeuvre auprès d'un ami de son âge, Benjamin Destouesse, artiste professionnel basé à Dax.

    Dès le premier jour de son stage, Léa Cote s'est trouvée embarquée dans la spirale de la crise sanitaire.  Lire la suite

  • La camionnette de l’épicier est toujours attendue !

    Popeye ne manque pas de s'arrêter chaque semaine à la fromagerie de Drom où Aurélie l'approvisionne en Comté qu'il exporte jusque dans la campagne bressane !

    "Popeye" livre à domicile dans une trentaine de villages

       Six jours par semaine, … Lire la suite