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15 juin 2021, 18 h 51 min
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Tag Archives: CS

Rapidité – Efficacité

En aparté de notre feuilleton sur les années en 1, arrêtons-nous un instant sur un exercice des pompiers, réalisé le 30 mars 1991, en consultant le compte-rendu de la presse locale.

   A 13h40, samedi 30 mars, trois coups de sirène ont appelé au feu les pompiers de Drom. Moins de 3 minutes plus tard, les premier sapeurs arrivés au local de la Compagnie repartaient déjà avec le matériel d'incendie en direction des maisons J.-Cl Massard et Billoud sous la direction du caporal Guillemot. Branchés sur le poteau d'incendie Jacquemet, deux lances de 45 étaient alors rapidement en place pour attaquer le sinistre (où 11 sapeurs de Drom étaient maintenant présents).

   En même temps, le lieutenant Carrier appelait en renfort le centre de secours de Treffort qui arrivait 18 minutes plus tard avec un camion-citerne, une moto-pompe et 7 hommes. La moto-pompe était alors descendue au lavoir où l'eau de la citerne était envoyée jusqu'au lieu d'intervention par l'intermédiaire du camion. Deux lances supplémentaires de 45 et une de 70 rentraient alors en action.

  Parallèlement, plusieurs sapeurs se relayaient avec des A.R.I. (Appareil Respiratoire Indépendant) : celui de Drom et deux de Treffort, pour évoluer au milieu de la fumée et mener les actions de secours qui s'imposaient.

  Bien sûr, aucun sinistre n'a eu lieu, mais le scénario de cette manoeuvre surprise permet de des enseignements relativement sécurisants pour la population. Avant de ranger le matériel, nos sapeurs ont eu droit aux explications de leurs collègues de Treffort sur le fonctionnement du matériel dont ils sont dotés (et que les pompiers de Drom peuvent être amenés à utiliser eux-mêmes). Puis un bref bilan fut dressé par le lieutenant Carrier et le caporal-chef Jaques Bulin, commandant l'équipe de Treffort, qui ne constataient aucun défaut important dans le déroulement de cette situation, en termes de rapidité et d'organisation.

  Par ailleurs, avec la citerne du lavoir, le village dispose d'une réserve d'eau bien centralisée qui permet d'alimenter plusieurs lances pendant plusieurs heures (en complément des poteaux d'incendie et du réservoir vers la ferme Guillot) : une expérience concluante.

Le sapeur Bonnet est en poste à la division des deux lances du C.P.I.

Arrivée du camion du Centre de Secours : le lieutenant Carrier présente la situation

Un tuyau part alimenter le sinistre, l'autre va s'approvisionner au lavoir, via la moto-pompe.

Mise en place de la moto-pompe

Un sapeur gère la moto-pompe.

Trois lances supplémentaires entrent en action.

Le sergent Corretel endosse l'A.R.I.

 

Les deux autres sapeurs Bonnet . . .

 

Fin de l'exercice : explications sur la moto-pompe

 
 

Les jeunes sapeurs de Drom manient la lance en direct en sortie de moto-pompe.

 
 
 

Loïc est prêt à partir combattre les feux de forêt

Loïc doit toujours être prêt à partir !

   En début d’année, le Service Départemental d’Incendie et de Secours de l’Ain (SDIS) a commencé à recenser des volontaires pour constituer les équipes qui renforceront les pompiers du sud de la France, en cas d’incendies importants. Au corps de première intervention de Drom (CPI) Loïc Presti est en double engagement avec le Centre de Secours du Suran. A ce titre, et avec l’accord du sergent Anthony Poncet, son chef de corps, il a pu se porter volontaire. Caporal, et titulaire d’une formation feux de forêt, sa candidature a été retenue pour être chef d’équipe incendie. Après un dépistage Covid, un protocole lui a été remis rappelant les gestes barrières lors du transport et des interventions, le moment venu. Ce passionné, sportif accompli, motivé, engagé et investi, souhaite « apprendre des techniques supplémentaires et vivre une expérience ».

Paré à toute heure

   Il sera d’ailleurs dans le premier convoi appelé, qui rejoindra le lieu du sinistre par la route (un véhicule léger, quatre « Camions Citerne Feux de Forêt » et 18 pompiers, constituant un Groupement d’Intervention Feux de Forêt, ou « GIFF »). Lors de ses semaines d’astreinte, il pourra alors recevoir un SMS « urgent départ colonne » signifiant que le GIFF devra quitter Bourg en Bresse dans les deux heures. Aussi, son paquetage est déjà prêt, comprenant tenues d’incendie et de rechange, duvet et tapis de sol, gourde et kit couverts.

Encouragé par son entourage

   Poseur de revêtements de sols extérieur, Loïc a pu compter sur la bienveillance de son employeur, Atrium, basé à Jasseron et sur les encouragements d’Elodie, son épouse : « j’aurai un peu d’inquiétude … comme d’habitude ! ». Anthony, chef du CPI de Drom est « confiant : il est formé et ne prend pas de risque. J’aurai un pompier indisponible quelques jours, mais on aura un bon retour d’expérience ! ».

Un savoir à importer !

   En effet, de tels feux de forêt risquent de ne bientôt plus être une « exclusivité » du midi : notre département (et même Drom) a d’ailleurs déjà connu quelques frayeurs. En attendant, le caporal Presti est partagé entre crainte et envie de mettre ses connaissances en pratique : « la peur rend curieux, mais on tâchera de na pas y laisser des plumes ! »

A l'entraînement avec le CCFF

   Selon le ministère de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement, «en France, 6.000 communes sont classées à risque de feu de forêt, c'est-à-dire exposées à ce risque, soit une commune sur six. Les trois quarts sont situées dans la moitié sud de la France».

   Selon les statistiques mises en ligne sur le site Internet du ministère, «chaque année, en moyenne 6.000 départs de feu ont lieu et 25.000 hectares de forêt sont incendiés en France métropolitaine».

 

Pompiers : manoeuvre commune avec le centre de secours

Corps de Première Intervention et Centre de secours : des unités complémentaires

   Les pompiers de Drom sont intervenus à l'école, complètement enfumée ; l'occasion pour les écoliers d'utiliser la nouvelle sortie de secours. Si un écolier en difficulté respiratoire était vite pris en charge sous les instructions de Loïc Presti, un autre était rapidement retrouvé et secouru par une équipe du centre de secours du Suran, arrivée en renfort et dirigée par Dominique Perrin Une manoeuvre imaginée par le Sergent Poncet, du corps de première intervention de Drom, pour renforcer la cohésion entre les deux unités (avec la participation des Dromignons ! ).

   L'adjudant chef Perrin appréciait "le travail avec le CPI, permettant de connaître les bâtiments communaux", et pointait "les axes d'amélioration en matière de communication, de gestion des énergies et de prise en charge des personnes extérieures" ; il soulignait aussi l'importance de la caméra thermique pour la recherche de victime en milieu hostile et la bonne participation des deux structures.

Objectifs atteints

   Présent sur place en qualité d'observateur, le lieutenant Cyril Mottet, chef du centre de secours, ne constatait "pas de faute majeure et des objectifs atteints : la prise en charge des victimes et l'extinction du feu".

Après la manoeuvre, le bilan (ici, côté Centre de Secours)

L'adjudant-chef Dominique Perrin décortique toute l'opération pour en tirer les enseignements

 

Un scénario imaginé par le Sergent Poncet

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Pompiers : deux nouveaux volontaires, déjà opérationnels

Charles et Baptiste sont déjà motivés à fond !

   Baptiste De Ameida, de Drom, et Charles Donin, de Ramasse, viennent d’intégrer le corps de première intervention de Drom (CPI). Agés de 16 ans, ils sont déjà (presque) opérationnels ! En effet, ils sont tous les deux issus de la section de jeunes sapeurs-pompiers de La Vallière et viennent d’acquérir toutes les connaissances nécessaires pendant leurs quatre dernières années d’études : il ne leur reste qu’un complément de formation d’une semaine pour compléter leur brevet national et être aptes à partir en intervention.

Des études adaptées

   Sur les 32 sections de jeunes sapeurs-pompiers de l’Ain, 6 fonctionnent en partenariat avec un collège, comme celle de La Vallière, sous la responsabilité de l’adjudant-chef Perrin, où Baptiste et Charles ont commencé une formation sur quatre années à partir de leur rentrée en 5ème au collège Lucie Aubrac, de Ceyzériat. Là, en plus de leur cursus scolaire, ils ont suivi des cours théoriques (pompier et sport) dispensé par des professeurs de l’éducation nationale. Parallèlement, ils ont suivi des cours pratiques dans les casernes du Suran et de Corveissiat, avec les huit formateurs de ces deux centres de secours (CS). Depuis 2012, ce sont ainsi une cinquantaine de jeunes qui ont validé cette formation, dont 60 % s’engagent ensuite dans une unité de secours.

   Ainsi, Charles a signé pour un double engagement au CPI de Drom et au CS du Suran. Baptiste, lui, envisage d’intégrer le CS un peu plus tard, mais son projet est de devenir professionnel dans la brigade des Pompiers de Paris.

 

Pompiers : équipement et formation

De quoi assurer les secours !

   Toujours attentifs à pouvoir assurer les missions de sécurité et de secours dont ils ont la charge, les sapeurs-pompiers volontaires du corps de première intervention de Drom (« CPI ») veillent à disposer de l’équipement et du matériel correspondant aux normes du service départemental, mais aussi en adéquation avec leur territoire. Suite au regroupement des corps de St Denis les Bourg et de Péronnas pour créer le nouveau centre de secours Seillon, les bénévoles de Drom ont pu récupérer une remorque équipée de deux dévidoirs comportant 480 mètres de tuyaux. Ce qui a donné l’occasion aux hommes du Sergent Poncet de réorganiser le rangement du hangar communal, à côté de leur local, qui abrite déjà leur camion.

Théorie et pratique

  Par ailleurs, on a aussi pu les voir profiter du soleil presque printanier de février pour installer leur formation théorique en plein air. La dernière session consistait, plus particulièrement pour les nouvelles recrues, à bien appréhender la rédaction de la fiche bilan lors d’un secours à personne (pour transmission aux services médicaux). Avec, dans le rôle des formateurs, le sergent Poncet et le caporal Presti, par ailleurs engagés aussi au centre de secours du Suran, assistés du sapeur Pobel ; cours suivi d’une mise en situation.

Le sergent Poncet expose l'importance du sujet de la formation du jour.

Explications détaillées

Des formateurs précis . . .

. . . et des élèves studieux.

(on prend des notes )

Au fil des jours . . .