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30 octobre 2020, 2 h 12 min
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Tag Archives: Coopérative

Adieu Charles Derudet, fromager à Drom pendant trois décennies 

Charles Dérudet a rejoint les étoiles qu'il aimait tant observer.
Il était le dernier fromager à pratiquer l'acrobatique pêche à la toile, avant la modernisation de la fruitière.

   Né à Germagnat en 1930, Charles Dérudet est le huitième d’une fratrie de neuf. Très jeune, il observe la nature et garde les vaches à la ferme familiale avant d’être « placé » à Toulonjon jusqu’à son certificat d’étude, tout en étant agent de liaison pendant la guerre. Puis il va travailler chez son frère, à la fromagerie de Villereversure où il découvre son futur métier.

   Son brevet de maître fromager en poche, il épouse Rosette. Le couple emménage à la fromagerie de Bohas, puis à celle de Drom, où il passera presque 30 années, lui à la collecte du lait et à la fabrication du Comté, elle à la vente, à la comptabilité, et à la préparation du beurre et des fromages blancs, tous les jours de la semaine, toute l’année. Modeste, discret, Charles s’occupe aussi d’entretenir le site du lavoir, derrière la fruitière.

Un travail très physique

   Le travail n’est encore pas automatisé : le fromager pratique la méthode manuelle et très physique de la « pêche à la toile » mais, malgré ces journées éreintantes, il s’occupe de la maison, du jardin et de ses six enfants qui se réjouissent de ses jeux de mots parfois absurdes et à qui il aime réciter « Le loup et le chien », de La Fontaine.

   L’heure de la retraite venue, le couple s’installe à Jasseron où il peut enfin connaître le confort d’une maison fonctionnelle … et le temps libre ! C’est le moment des voyages, des chants, des banquets, des jeux et concours, et du développement des relations amicales qu’une vie de labeur a trop mis de côté. Charles aime travailler le bois et fabriquer des objets utiles et ingénieux pour la maison et ses enfants. Il se partage désormais entre le jardin, l’atelier, l'ordinateur, les aînés ruraux, le verger, la lecture du journal ou de livres, se passionne pour l’espace et l’Egypte. Il sème, agrémente, fabrique, aide, plaisante, s'informe et ne manque pas la pause quotidienne café/gâteaux de 17 h de Rosette !

   Rosette dont la santé se détériore et qu’il seconde vaillamment jusqu’à son dernier souffle, il y a bientôt trois ans. Inconsolé, il retrouve quand même goût à la vie par de bons moments en famille, lors de promenades ou en contemplant les étoiles qui le fascinent.

  Jusqu’à ce qu’il y aille, pour rejoindre Rosette.

A 60 ans, Charles fabriquait encore quotidiennement les dernières meules de Comté
à "la pêche à la toile", méthode traditionnelle  nécessitant force et adresse.

Dans un coin de l'atelier, Rosette est à la vente (remarquez les trous dans le Comté, obligatoires à cette époque, interdits aujourd'hui . . . )

Départ en retraite et transmission à Liliane et Gilles.

Un homme humble et discret, un ouvrier infatigable et passionné.

(Merci à Myriam DERUDET pour la dernière photo)

.

Covid-19 et fromagerie : service et respect des consignes

Et toujours avec le sourire !

Seul commerce local, et inscrit dans la liste des services indispensables -l'alimentation-,
la fromagerie a adapté ses conditions de vente à la réglementation  en vigueur.

Rigoureux, mais simple

   Passionnés par leur métier, et sensibles aux conditions sanitaires, Aurélie et Aurélien, les salariés de la coopérative, ont immédiatement pris les mesures nécessaires pour continuer à servir leur clientèle dans les meilleures conditions. Dans un premier temps, une affichette limitait le nombre de clients à l'intérieur. Puis, avec les mesures strictes de confinement, de nouvelles modalités ont été mises en place : il convient de passer commande en amont et de venir uniquement pour récupérer ses produits. De plus, un sens de circulation a été établi : "on a demandé des barrières à la commune", précise Aurélie. Un seul client est admis à la fois et on ne manipule plus d'espèces (paiement par chèque ou carte uniquement).

Le "DFD" : Drive From' Drom !

Commande : par téléphone (04.74.30.65.46) ou par courriel (perret.drom@orange.fr)
Ouverture les lundis, mardis, jeudis, vendredis et samedis de 15h à 17h
(penser à se munir de son attestation et respecter les distances avec les autres clients ! )

Nouvelle configuration (le temps de la crise) :

on arrive par la gauche . . .

. . . et on s'en va par la droite !

Un trophée de l’excellence pour la fromagerie !

  Lancée depuis seulement deux mois, la marque "Saveurs de l'Ain" est destinée à valoriser les produits nobles aindinois et le savoir faire de ceux qui les fabriquent, élèvent, transforment, cuisinent et commercialisent.

  Le quotidien régional "Le Progrès" et Aintourisme se sont associés pour organiser les trophées "Saveurs de l'Ain". La première édition, sous le parrainage du chef triplement étoilé Georges Blanc, a récompensé six artisans, producteurs ou restaurateurs au travers des trophées "Ici, c'est l'Ain" (Le Pétrin, restaurant à Montagnat), "Les métiers de bouche" (boucherie-charcuterie Gilles Penin, à Saint André de Corcy) , "Tourisme et gastronomie"(La bicyclette bleue, restaurant à Joyeux), "Meilleur ambassadeur des Saveurs et Traditions de l'Ain" (Gilbert Limandas, responsable du collectif des Saveurs de l'Ain),  "Coup de coeur du jury" (EARL Rondeau-Guinet, viticulteur à Boyeux Saint Jérôme).

   Quant au "Trophée de l'excellence", il a été attribué à la coopérative de fromagerie de Drom . . . qui avait déjà décroché, en début d'année, la médaille d'or au Concours Général Agricole, lors du Salon International de l’Agriculture, à Paris ! 

(compte-rendu et photos tirés du Progrès)

La place du commerce !

   En été, le vendredi soir, c'est l'marché !

Médaille d’or pour le Comté de Drom !

Le président et "ses" fromagers

 

  Les jeux olympiques sont terminés, mais il est encore des médailles qui arrivent dans les campagnes françaises. En Revermont, depuis lundi, des messages enthousiastes s’échangent entre Paris, Poligny et Drom. Une décennie après avoir fait la une, en ressuscitant le Clon, fleuron de la Bresse du moyen âge, la plus petite coopérative à Comté de l’Ain vient maintenant de décrocher une médaille d’or au Concours Général Agricole, lors du Salon International de l’Agriculture, à Paris ! Effectivement, dans sa catégorie, le Comté de Drom apparait le premier dans la liste officielle des résultats. Mais Aurélien Perret, le fromager de Drom, tempère : il ne s’agit pas d’un classement, mais de l’atteinte d’un niveau. Et il tient à préciser « c’est le travail de chacun qui est mis en valeur : producteur, fromager et affineur ». En effet, créée en 1881, la coopérative regroupe cinq exploitations, emploie deux salariés à plein temps et confie les meules produites à Monts & Terroirs, affineur à Poligny, par l’intermédiaire d’une union de 17 coopératives, Jura Monts Comté.

   Ne cachant ni son émotion, ni sa satisfaction, Eric Bonnet, président de la coopérative de Drom, renchérit : « c’est la juste récompense du travail effectué par les trois acteurs de la filière ».  En effet, dans cette toute petite structure, le moindre défaut repéré dans la qualité du lait est rectifié immédiatement ; de plus, avec seulement six années dans la profession, Aurélien prouve sa maîtrise du métier où il est le seul à suivre la fabrication de A à Z, sans l’intervention de robot ; l’affineur peut alors exercer son art sur un produit de qualité. D’ailleurs, Alain Canard, directeur de Monts & Terroirs, affiche un palmarès de 7 médailles sur les 14 décernées cette année (dont 6 pour l’union Jura Monts Comté, dirigée par Catherine Gobet).

   Pour ce concours, l’affineur, avec le fromager et un représentant des producteurs, ont choisi de présenter une meule de 18 mois, à laquelle les jurés ont trouvé « un bel aspect et un goût animal ». De quoi ravir Christine Ménétrieux, animatrice de la Fédération des Coopératives Laitières de l’Ain, qui ne ménage ni son temps, ni son énergie, pour promouvoir le département et ses saveurs.

"Producteur, fromager et affineur" : oui, meuuuuh . . .

. . . meuh heureusement qu'ils ont les Montbéliardes,

avant les "trois acteurs de la filière" !

Au fil des jours . . .