Les Rencontres photo de Drom commencent toujours la semaine précédente par une soirée en préambule, dans une commune voisine. Cette année, c’est Villereversure qui a accueilli Valérie Touret-Degrange, Yolande Dallière-Bouchet et Emmanuelle Brémond pour une conférence débat sur le thème de l’année : la photo au féminin.
Présentes chacune dans le festival 2026 de Drom, elles sont venu présenter leur parcours, leur approche du 8e art et leur ressenti quant à leur condition.
Ecarts de sensibilité ?
Il ressort des échanges que, suivant le genre, il peut avoir des sensibilités différentes, mais pas forcément dans les sujets de prédilection ; organisateur d’un festival voisin, un intervenant faisant pourtant remarquer que des thèmes comme » la santé et l’éducation » se retrouvent plus chez des dames. Si les femmes sont majoritaires dans les formations photographiques, leur représentation s’étiole dans tous les stades de ce domaine : participation aux concours, jurys, commandes publiques et privées, professionnelles installées, etc… Pourtant, il est reconnu que le genre n’est pas considéré dans la sélection des artistes : elles précisent qu’aucune d’elles n’a jamais été refusée pour sa condition de femme. Le constat serait plutôt qu’il y a une majorité de candidature masculines, ce que Valérie analyse comme « de l’autocensure, la peur de ne pas être au niveau « . Il est aussi remarqué que l’écart homme/femme augmente avec l’âge.
Les 5 et 6 septembre suivant, avec 18 femmes photographes dans 16 expositions réparties dans le village, les Rencontre photo de Drom 2026 auront tenté de rétablir l’équilibre et de prouver que le genre n’a aucune incidence sur la maitrise de la technique, la composition des œuvres et la diversité des thèmes abordés.
Des chiffres intéressants sont présentés et commentés
