Taille des Caractères
Le Dromoscope

Articles en stock

Aujourd'hui à Drom

18 janvier 2021, 14 h 00 min
Nuageux
Nuageux
3°C
 

Soyez averti !

Tag Archives: Drom

Rapidité – Efficacité

En aparté de notre feuilleton sur les années en 1, arrêtons-nous un instant sur un exercice des pompiers, réalisé le 30 mars 1991, en consultant le compte-rendu de la presse locale.

   A 13h40, samedi 30 mars, trois coups de sirène ont appelé au feu les pompiers de Drom. Moins de 3 minutes plus tard, les premier sapeurs arrivés au local de la Compagnie repartaient déjà avec le matériel d'incendie en direction des maisons J.-Cl Massard et Billoud sous la direction du caporal Guillemot. Branchés sur le poteau d'incendie Jacquemet, deux lances de 45 étaient alors rapidement en place pour attaquer le sinistre (où 11 sapeurs de Drom étaient maintenant présents).

   En même temps, le lieutenant Carrier appelait en renfort le centre de secours de Treffort qui arrivait 18 minutes plus tard avec un camion-citerne, une moto-pompe et 7 hommes. La moto-pompe était alors descendue au lavoir où l'eau de la citerne était envoyée jusqu'au lieu d'intervention par l'intermédiaire du camion. Deux lances supplémentaires de 45 et une de 70 rentraient alors en action.

  Parallèlement, plusieurs sapeurs se relayaient avec des A.R.I. (Appareil Respiratoire Indépendant) : celui de Drom et deux de Treffort, pour évoluer au milieu de la fumée et mener les actions de secours qui s'imposaient.

  Bien sûr, aucun sinistre n'a eu lieu, mais le scénario de cette manoeuvre surprise permet de des enseignements relativement sécurisants pour la population. Avant de ranger le matériel, nos sapeurs ont eu droit aux explications de leurs collègues de Treffort sur le fonctionnement du matériel dont ils sont dotés (et que les pompiers de Drom peuvent être amenés à utiliser eux-mêmes). Puis un bref bilan fut dressé par le lieutenant Carrier et le caporal-chef Jaques Bulin, commandant l'équipe de Treffort, qui ne constataient aucun défaut important dans le déroulement de cette situation, en termes de rapidité et d'organisation.

  Par ailleurs, avec la citerne du lavoir, le village dispose d'une réserve d'eau bien centralisée qui permet d'alimenter plusieurs lances pendant plusieurs heures (en complément des poteaux d'incendie et du réservoir vers la ferme Guillot) : une expérience concluante.

Le sapeur Bonnet est en poste à la division des deux lances du C.P.I.

Arrivée du camion du Centre de Secours : le lieutenant Carrier présente la situation

Un tuyau part alimenter le sinistre, l'autre va s'approvisionner au lavoir, via la moto-pompe.

Mise en place de la moto-pompe

Un sapeur gère la moto-pompe.

Trois lances supplémentaires entrent en action.

Le sergent Corretel endosse l'A.R.I.

 

Les deux autres sapeurs Bonnet . . .

 

Fin de l'exercice : explications sur la moto-pompe

 
 

Les jeunes sapeurs de Drom manient la lance en direct en sortie de moto-pompe.

 
 
 

Les dernières années en 1 : 1991

Avec Mme Perrin, la maîtresse, les écoliers partent une semaine en classe verte à Hauteville. Au programme : alternance de cours, d'activités plein air, sport et natation.

Alors que commence la troisième décennie de ce troisième millénaire, reprenons notre traditionnel voyage annuel dans le temps et revisitons le début des précédentes. Premier épisode : vers la fin du XXème siècle.

   Après les fortes chutes de neige de décembre, on constate que le toit et le mur sud du hangar des Conches se sont écroulés ; il sera alors complètement démoli par les pompiers de Ramasse, rendant à la chapelle un aspect plus ... catholique ! On constat aussi -et encore- une tentative d'effraction à la chapelle, avec du matériel militaire (grenade, mèche lente, poudre à canon), mais la porte n'a pas cédé. De leur côté, les pompiers de Drom ont dégagé près de 2 000 m² de toitures au village, soit environ 1 800 m3 de neige.

   C'est à Drom que sont remis leurs brevet de secourisme à 15 pompiers répartis sur les territoires des centres de secours de Treffort-Coligny et Corveissiat, entre autres à Eric Bonnet, Michel Guillot (actuel maire de Drom), Xavier Poncet et Bernard Prin (actuel maire de Nivigne et Suran).

  Succédant à Martine Bonnet, Alex Genin est élu président de l'association Patrimoine et organise la deuxième édition de fabrication/dégustation/vente de boudin, qui connait un franc succès.

Travaux tous azimuts

  Dans l'église, le chœur est tapissé d'échafaudages pour être refait selon les consignes de la commission d'art sacré et le conservateur des antiquités et objets d'art. Le chœur gothique retrouve un aspect sobre mettant en valeur sa croisée d'ogive et sa clé de voute. Installé sur un pilier, probablement depuis les travaux de 1855, le Christ en croix retrouve sa place centrale. Les travaux sont réalisés par des entreprises locales : Reydellet, maçon à Chavannes, Rivoire, menuisier à Drom, et Pocaud, ferronnier à Meillonnas, aidés de bénévoles.

  Sur la place, Clément Réus,  réalise bénévolement des bancs avec les pierres récupérées trois ans plus tôt par le comité de fleurissement lors de la démolition de l'ancien local des pompiers.

  A la fromagerie, les sociétaires réalisent eux-mêmes une partie des travaux de modernisation, mais la production et la vente continuent pendant le chantier !

  De son côté, l'association Patrimoine nettoie le sentier des Conches, endommagé depuis les chutes de neige ; elle réhabilite aussi le site du lavoir et en dégage la boue qui recouvre les dalles. La vieille pompe est même remise en service !

Sécurité incendie

  Les pompiers organisent un exercice incendie où ils commencent à attaquer le sinistre avec deux lances branchées sur le réseau et testent leur appareil respiratoire indépendant (ARI). Le centre de secours de Treffort arrive rapidement avec deux autres ARI. Trois lances supplémentaires sont mises en œuvre, alimentées par une moto pompe branchée sur la citerne du lavoir : l'expérience conclue que cette réserve peut assurer la ressource en eau des secours pendant plus de deux heures.

On fait aussi la fête !

  La Sainte Agathe est fêtée autour d'une bonne table par 30 dames, soit le cinquième de la population. Le dimanche 1er avril, les habitants sont réveillés par le chant du coq . . . du clocher ! Lequel diffuse aussi sporadiquement des extraits de Vivaldi pendant la matinée. Au printemps, la salle est comble pour le repas annuel du comité de fleurissement, et les pompiers s'offrent une escapade aux Pays-Bas ; ils reviennent à temps pour empêcher un incendie suite à un feu de voiture dans une grange.

( . . . la suite au prochain numéro ! )

Les chutes de neige de décembre ont eu raison du hangar disgracieux qui défigurait la chapelle de Notre Dame des Conches. Les pompiers de Ramasse en évacuent les restes.

A Drom, remise des diplômes de secourisme pour les pompiers des Centres de Secours de Treffort-Coligny et Corveissiat

Alex Genin est désigné président de l'association Patrimoine

Pas moins de 30 Agathines de Drom

C'est carnaval à Drom

Réutilisation des pierres de l'ancien local des pompiers

Direction la classe verte !

Traditionnelle : la projection diapos du comité de fleurissement ...

. . . qui se termine autour d'un verre !

Chantier dans le chœur de l'église

Gérard Reydellet officie au sommet

La clé de voute est remise en valeur ...

... et le Christ a retrouvé sa place initiale

Les 1 et les 6 ... de 10 à 70 ans

Au dessus des fils électriques le coq chante et diffuse de la musique ... le 1er avril

Exercice incendie : l'occasion de tester la citerne du lavoir

Les jeunes pompiers de Drom en profitent pour un peu de nettoyage du site !

 

Chantier à la fromagerie : les sociétaires réalisent eux-mêmes les travaux

Liliane peut faire son beurre ...

... et Gilles mettre le Comté sous presse !

 

L'apéro, avant le repas ...

 

du Comité de Fleurissement : salle comble !

 

(Côté cuisine)

 

Escapade hollandaise pour les pompiers ...

... qui rentrent à temps pour éviter une catastrophe : un départ d'incendie sur une voiture dans un bâtiment

Toujours suite au chutes de neige de décembre, Patrimoine dégage le sentier des Conches

Après l'effort ...

Le lavoir aussi a besoin de quelques travaux . . .

 

Le premier semestre se termine avec une naissance chez Roger : des triplés !

.

 

 

Léa, élève infirmière pendant le Covid

Pour la couverture, Léa a commandité une oeuvre auprès d'un ami de son âge, Benjamin Destouesse, artiste professionnel basé à Dax.

Dès le premier jour de son stage, Léa Cote s'est trouvée embarquée dans la spirale de la crise sanitaire.  Jour après jour, sans aucun jugement, elle a noté son quotidien, ses constats, publiés aujourd'hui dans son premier livre.

   Née dans le Haut Doubs, cette jeune Franc Comtoise est arrivée à Drom quand elle avait quatre ans. Après la classe unique du village, puis le collège à Ceyzériat, le lycée à Bourg, Léa étudie l'histoire pendant une année, puis se dote d'un diplôme de secrétaire médicale avant d'intégrer l'école d'infirmières. En fin de deuxième année, elle débute son stage en cabinet libéral ... le 16 mars 2020.

  Depuis quelques temps, la période est trouble, plus encore dans le corps médical et, entre les informations qui circulent et se contrarient, les consignes officielles qui semblent hésitantes, la jeune femme se questionne, cherche à faire le point.

L'écriture, passion et exutoire

  Tout en avouant qu'elle ne lit pas, Léa a la passion de l'écriture depuis ses 15 ans : "c'est un exutoire, pour organiser ma pensée, lorsqu'il arrive un événement personnel ; mais jamais plus de cinq pages (hors travail scolaire)", et tout à la machine à écrire (encore une passion) !

  Alors, dès le premier jour de confinement, elle se met à raconter son quotidien, ses constats, ses doutes, les évènements, mais directement sur ordinateur. Après une journée de travail plus le trajet, le clavier crépite ainsi plusieurs heures, "jusqu'à sept heures d'écriture".

  L'élève infirmière ne porte pas de jugement : "je ne voulais pas entrer dans le débat, ce n'est pas mon rôle ; pas prendre de position sur la gestion de la crise, mais simplement exposer ce que j'ai vu et ressenti. Tout est vrai, tous les dialogues sont réels".

D'étudiante à auteure

  Pour la première fois, elle partage ce besoin de s'exprimer avec un ou deux proches, lesquels lui demandent l'autorisation de rediffuser ses écrits. Des lecteurs assidus attendent alors impatiemment la suite, comme elle-même : "chaque matin, au lever, j'avais envie de connaître la suite !" ; on lui suggère d'éditer son histoire. Après neuf semaines d'écriture quotidienne, Léa se décide pour l'autoédition, pour "tout gérer de A à Z". Elle engage une correctrice, un dessinateur, trouve un éditeur.

Témoignage 

  L'écriture est ainsi "ce qui m'a permis de tenir. La volonté de témoigner est donc venue après mes premiers pas dans le milieu médical : c'est difficile de se le représenter. Les étudiants ont été complètement oubliés et ma promotion est en grande détresse. Ce que je raconte, c'est 1% de ce qui se passe dans les services hospitaliers".
  Peut-être une première expérience qui justifiera le titre choisi par la future infirmière, en référence aux épreuves subies et surmontées, origine de la vocation de certains soignants ?

Une carrière littéraire ?

  A la base, la volonté de publier "n'est pas pour dénoncer, mais par passion de l'écriture". Léa ressort maintenant certains des ses "anciens" textes, les réutilise, participe à des concours d'écriture et travaille déjà sur un nouveau projet "qui sera une fiction".

"Les infirmes d'hier" : 210 pages d'émotions et de questionnements ; une plume spontanée, à la fois juvénile et mature.

Où trouver le livre ?

L'ouvrage de Léa Cote est commercialisé au Comptoir Gé-Néral, à Jasseron,
 la libraire Montbarbon, à Bourg,
et chez l'éditeur www.thebookedition.com .
Prix 12 € 

En 2006, Léa avait été croquée par Margaret Steel, dans le cadre de son exposition "Une classe (très) unique" 

C'est la même année, en 2006, qu'est apparu la dénomination "Dromignons", désignant les écoliers de DROM . . .

La camionnette de l’épicier est toujours attendue !

Popeye ne manque pas de s'arrêter chaque semaine à la fromagerie de Drom où Aurélie l'approvisionne en Comté qu'il exporte jusque dans la campagne bressane !

"Popeye" livre à domicile dans une trentaine de villages

   Six jours par semaine, Patrice Lagier sillonne les routes au plus près des habitants dans pas moins de 30 villages et hameaux, dont les deux tiers en Revemont, avec une petite intrusion jurassienne.

   Ambulant, Patrice ne l'a pas toujours été puisque, pendant 17 ans, il a tenu l'épicerie de Viriat avec son épouse Elisabeth, se voyant même décerner un prix de gestion.

Popeye à domicile ...

   En 2014, le couple vends le fonds de commerce ; Patrice prend alors le volant en créant "Popeye à domicile". L'épicier ne stationne pas sur les places ou les marchés, mais se rend "directement à domicile, sinon, les anciens doivent venir avec un charriot. Moi, quand il le faut, j'emmène les commissions jusque dans la maison !".

   Il est alors attendu chaque semaine : la liste de commissions est prête et la camionnette regorge de tout ce qu'il faut : produits frais, épicerie sucrée, salée, fruits et légumes, boissons, mais aussi droguerie, parfumerie, hygiène et encore aliments pour animaux.

... et sur internet !

   Popeye annonce son concept sur son site internet : "Fini de perdre du temps à faire ses courses : elles se déplacent chez vous !". En effet, l'épicier ambulant est présent sur le web où il affiche tous les produits disponibles, avec leurs prix, et même un bon de commande : une sorte de "drive" sans se déplacer : "gain de temps (et d'argent) ; proximité ; service", martèle t'il.

Des produits locaux

   L'épicier s'approvisionne chez un distributeur qui le livre deux fois par semaine ; il se réserve donc deux matinées pour réassortir sa boutique. Mais il tient à proposer aussi des produits locaux ! Alors il a noué des partenariats avec des producteurs : les Salaisons de Meillonnas, la coopérative de fromagerie de Drom (Comté), la laiterie d'Etrez, et la Ferme des bois de But (fromages de chèvre).

Des anciens, mais pas que !

   De la Petite Montagne jusqu'à St Genis sur Menthon, de Etrez jusqu'à la rivière d'Ain, sa route passe aussi par l'agglomération burgienne pour quelques fidèles "et je m'arrête aussi dans plusieurs MARPA, pour les résidents".

   Mais, si sa clientèle est initialement composée majoritairement de personnes plutôt âgées, Popeye se réjouit de la voir se rajeunir depuis le premier confinement. Travaillant dans le strict respect des consignes sanitaires et des gestes barrière, il précise même que la crise sanitaire a contribué à augmenter son activité, et note, de surcroit, la fidélisation de bon nombre de ses nouveaux clients, dont certains l'ont sollicité via internet : son circuit n'est pas figé et il reste ouvert à de nouvelles demandes.

 

Du sol au plafond, le moindre recoin du magasin à roulettes est garni de marchandises : chaque centimètre cube est utilisé.

Sont-ce ses épinards qui ont valu ce surnom à l'épicier ? Non : ses grimaces, quand il était jeune et fumeur !

Contact

06.81.13.09.51   ou   patrice.lagier@orange.fr  .  Site internet : www.popeyeadomicile.fr

Un air de Noël malgré la crise

Le village est illuminé différemment, les fêtes et animations sont toutes annulées,
mais les plus jeunes -et les moins jeunes- ne sont pas oubliés !

Repas de fête. Encore un atout de la classe unique : les Dromignons ont tous pu profiter d'un menu spécial à la salle polyvalente, tout en respectant les règles de distance entre chaque convive, avec Sylvain, le maître, et Pascale, la cantinière qui n'avait pas oublié les papillotes après les boules de Noël au chocolat !

Flamboyante. Auparavant soulignée d'un liseré tricolore bien terni par les années, la mairie s'est dotée d'un nouvel habillage étincelant.

Cadeaux. Précaution oblige, pas de repas des anciens cette année, mais une distribution de colis par les bénévoles du centre communal d'action sociale.

Sapin de Noël. La commune installe et illumine le sapin et chacun est invité à participer à sa décoration : guirlandes, boules, cadeaux ...

Au fil des jours . . .

  • Rapidité – Efficacité

    En aparté de notre feuilleton sur les années en 1, arrêtons-nous un instant sur un exercice des pompiers, réalisé le 30 mars 1991, en consultant le compte-rendu de la presse locale.

       A 13h40, samedi 30 mars, trois coups de … Lire la suite

  • Les dernières années en 1 : 1991

    Avec Mme Perrin, la maîtresse, les écoliers partent une semaine en classe verte à Hauteville. Au programme : alternance de cours, d'activités plein air, sport et natation.

    Alors que commence la troisième décennie de ce troisième millénaire, reprenons notre traditionnel … Lire la suite

  • Léa, élève infirmière pendant le Covid

    Pour la couverture, Léa a commandité une oeuvre auprès d'un ami de son âge, Benjamin Destouesse, artiste professionnel basé à Dax.

    Dès le premier jour de son stage, Léa Cote s'est trouvée embarquée dans la spirale de la crise sanitaire.  Lire la suite

  • La camionnette de l’épicier est toujours attendue !

    Popeye ne manque pas de s'arrêter chaque semaine à la fromagerie de Drom où Aurélie l'approvisionne en Comté qu'il exporte jusque dans la campagne bressane !

    "Popeye" livre à domicile dans une trentaine de villages

       Six jours par semaine, … Lire la suite