Ils ont connu des sorts très différents pendant la traversée de la période de confinement ;
aujourd'hui, ils sont de nouveau tous au service de leurs clients. Mais dans quelles conditions économiques ?

Inquiète

   Après un mois de fermeture (due à l'impossibilité d'être livrée), Stéphanie Boyard, la fleuriste (Passiflore) a pu organiser un drive et des livraisons à domicile, qui ne suffiront pas à récupérer la manque à gagner. C'est bien reparti  ("mes clients sont au rendez-vous !"), mais la saison des mariages est aussi bien compromise. Elle a beaucoup apprécié les aides de l'Etat et de l'UURSSAF mais, surtout, le geste de la commune qui a annulé le loyer des deux mois.

 

Blindée

   Sandrine Brun (Khéops) reçoit en non-stop six jours sur sept, mais pas plus de deux clients à la fois avec des protocoles sanitaires stricts entre chacun : désinfection et changement de blouses. Souhaitant "servir sa clientèle" , elle ne rattrapera toutefois pas le manque des deux mois de fermeture.

    . . . par contre, chacun a pu rire de ses mésaventures pendant cette période avec Un Brun de folie  !

 

6 jours sur 7

   Chez Emmanuelle Ravet aussi (R'Coiff), suractivité pour la reprise avec changements de peignoirs, désinfections, rendez-vous espacés, horaires en continu,  un agenda rempli et augmentation du temps hebdomadaire de la salariée à mi-temps. Mais ça ne suffira non plus pas à compenser les deux mois d'arrêt, même avec une aide de l'Etat.

 

Rattrapage

    Pierre (chocolaterie Comte) a fermé la première semaine et arrêté la production ; sa salariée a été en chômage partiel et en congés. Il a compensé les commandes annulées par des livraisons et le marché hebdomadaire d'artisans à Viriat ; l'activité reprend avec le déconfinement. Rassuré, il reconnait que "on s'en sort pas trop mal : on s'attendait à pire".

 

Satisfait

   Pour la charcuterie Dilas, avec la suppression du marché de Bourg, le camion a été installé devant la ferme et a ouvert le matin ; une façon plus pratique pour recevoir les clients dans les bonnes conditions. Le temps printanier et les comportements alimentaires ont été bénéfiques (plus de repas à la maison et des barbecues ! ), et ont boosté l'activité dans les points de vente de Ceyzériat (la Panouille) et Replonges. "On a bien bossé" se félicite Arnaud.

  Ambulant

   Avec des clients qui cuisinent plus et des travailleurs qui ne déjeunent plus hors de chez eux, il a fallu moins de pâtisseries et de "snacking" à la fournée du Jugnon. Mais, lors de ses tournées, Dimitri a eu plus de monde : même s'il y a un peu de manque,  "ça a vraiment aidé, on est pas les plus à plaindre (pourvu que ça dure !) " reconnait-il.