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15 octobre 2018, 23 h 44 min
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Tag Archives: TAP

Annie Porrin, l’art et la manière

   Pour la deuxième année consécutive, lors du spectacle de l'école, les spectateurs ont aussi pu apprécier les talents picturaux des Dromignons. En effet, depuis déjà quatre ans, ces derniers suivent une animation " peinture " pendant leurs " TAP " (temps d'activités périscolaires), et il convenait de présenter leurs œuvres !

   Il parait tout aussi légitime d'évoquer celle qui insuffle bénévolement le goût, les connaissances et les techniques à ces Van Gogh en herbe : rencontre avec Annie Porrin.

Des prédispositions,et une solide formation

   Cette ancienne infirmière a toujours dessiné, depuis l'âge de huit ans, ce qui était peut-être inscrit dans ses gènes : sa mère et un cousin maniaient déjà bien le crayon. Et surtout un oncle, artiste peintre qui lui a fait découvrir la peinture, dans l'atelier duquel elle peint son premier tableau, à neuf ans. Elle décroche d'ailleurs un prix de dessin à l'école primaire, quand d'autres se distinguent en français ou en calcul. Puis la vie s'est écoulée, mais elle a décidé de reprendre les pinceaux à la retraite. Alors, un an avant l'échéance, Annie prend des cours de dessin à Simandre, intègre les bases de l'aquarelle. Puis elle participe pendant sept ans à un atelier peinture à Revonnas. Là, Jacques Flacher, puis Martin Laquet, artistes lyonnais disciples de Jacques Truphémus, lui enseignent les méthodes pour saisir des sujets sur le vif : paysages ou natures mortes. Et, depuis six ans, elle s'adonne à la peinture en solitaire dans son village de Ramasse, élargit ses expérience avec la peinture à l'huile, s'oriente plus vers l'impressionnisme.

La passion de transmettre

   Dans le village voisin, une amie lui explique que les " TAP " proposent moult activités diverses, grâce à des bénévoles, et lui demande si elle voudrait participer. C'est ainsi que la Ramacharde vient gracieusement chaque semaine transmettre son art aux Dromignons. Perfectionniste, elle peaufine ses connaissances puisqu'elle ne se contente pas de les faire travailler sur les couleurs : elle leur fait aussi découvrir des peintres référents et se diversifie vers des artistes plus modernes, plus attractifs pour les enfants, tout en évoquant toute l'histoire de l'art, depuis les peintures rupestres  jusqu'au cubisme.

Savoir peindre, mais connaître aussi les grands peintres !

   Cette dernière année, ils ont ainsi décliné les nuances et couleurs primaires sur le thème des quatre éléments, l'air, l'eau, la terre et le feu, en s'inspirant de Matisse, Natasha Wescoat (artiste américaine, née en 1982), Gustav Klimt (artiste autrichien, né en 1862) et Van Gogh. Passionnée, elle veut " ne pas remplacer le maître, mais arriver en complément, faire découvrir ", pour " que les enfants se révèlent et, pourquoi pas susciter des vocations : l'art, le dessin industriel, la communication, … ". D'ailleurs, les 45 minutes hebdomadaires ont glissé vers l'heure complète, mais " les gamins sont tellement contents et avides de tout ", s'émerveille-t-elle. Débutant le collège, l'un d'entre eux lui a rapporté fièrement : " j'ai eu 16 sur 20 en arts plastiques, c'est grâce à toi ! ", la plus belle récompense pour cette bénévole passionnée !

Le feu

L'air

La terre et l'eau

Les peintres

Un dessin animé pour les Dromignons

Roublard pose avec les Dromignons !

  Dans le cadre des activités périscolaires, de nombreuses animations sont proposées aux Dromignons. Comme le cinéma rural itinérant diffusait un dessin animé, une séance supplémentaire a été organisée avec le sou des écoles : l’occasion de bien rigoler avec les écureuils de « casse-noisette » !

Ela learno Drom, oni learnas Esperanton !*

Espéranto à DROM 07

On parle et on chante même en Espéranto !

   Depuis quelques semaines, pendant les « TAP » (Temps d’Activité Périscolaires), les Dromignons apprennent l’Espéranto. Pratiquant, propageant et promouvant cette langue, plusieurs personnes de l’association « Espéranto Bourg » viennent ainsi chaque semaine pour un cours qui se veut très ludique. Michel Fontaine, président, nous indique avoir proposé cette prestation à Sylvain Turpin, le maître d’école, suite à un article paru dans les colonnes de Voix de l’Ain : « sa pédagogie correspond tout à fait à l’esprit de l’Espéranto », qu’il qualifie comme « une langue de paix, « alternative » au « tout Anglais » car aucune langue nationale ne peut devenir internationale  ». Il précise alors que « c’est un plaisir de venir à Drom : c’est une classe extraordinaire ». En effet, les élèves progressent très rapidement et sont enthousiastes : « c’est une langue où tous les pays sont réunis », nous confie Margot, en CM1.

   Voulant être un pont entre les cultures, sans remplacer les langues nationales et régionales, l’Espéranto est ainsi une langue très intuitive construite de toutes pièces à partir de racines indo-européennes, avec une grammaire hyper simplifiée où les règles ne connaissent aucune exception. Dans l’alphabet, chaque lettre correspond à un son, et chaque son n’est produit que par une seule lettre ; il comprend donc 22 lettres de notre alphabet latin (on n’y trouve pas le q, le w, le x et le y), complété par 6 lettres (du même alphabet) agrémentées d’un accent circonflexe (le seul accent utilisé) correspondant aux sons non « produits » par des lettres seules (par exemple « ou », ou « ch »).

Une vocation humaniste

   Médecin juif, le docteur Zamenhof habitait à Bialystok (Pologne), alors dans l’empire russe et partagée entre quatre communautés linguistiques (Polonais, Russes, Allemands et Juifs) vivant dans l’affrontement. Dès son adolescence, il souhaite donner une langue commune à l’humanité pour rapprocher les hommes. Après plusieurs essais et 13 années de travail, il propose, en 1887, la langue internationale du docteur « espéranto » (celui qui espère). Cette langue connaît un développement intéressant les premières années, freiné par les conflits mondiaux. Des recommandations sont émises par la SDN (Société Des Nations, « ancêtre » de l’ONU), puis par l’ONU et l’UNESCO, mais se heurtent à la suprématie du Français, puis de l’Anglais. En 2000, le rapport Grin, commandité par le Haut Conseil de l’Evaluation de l’ecole, conclut que l’apprentissage de l’Espéranto est moins cher en coût et en temps (« un professeur peut enseigner l’espéranto à près de dix fois plus d’élèves qu’une autre langue, car le temps d’apprentissage nécessaire est dix fois plus court »).

   Aujourd’hui, on trouve des communautés espérantophones dans 80 pays, et on estime le nombre de locuteurs de un à trois millions répartis sur les cinq continents. La langue est régie par une Académie Mondiale ; quant à l’Association Mondiale d’Espéranto, basée à Rotterdam, elle a organisé son congrès 2015 en France, 100 ans après le premier qui s’était déroulé à Boulogne sur mer.

* : « A l’école de Drom, on apprend l’Espéranto »


Espéranto à DROM par 01250DROM

Espéranto à DROM 01
 Espéranto à DROM 02
 Espéranto à DROM 03

Espéranto à DROM 05

Un enseignant très expressif

Espéranto à DROM 04

Une grammaire hyper-simple

Espéranto à DROM 06

On joint le geste à la parole

Espéranto à DROM 08

. . . et on termine par une dessin animé en version originale non sous-titrée !

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Du grand spectacle !

Le final sous les applaudissements : fin du stress pour les acteurs !

Le final sous les applaudissements : fin du stress pour les acteurs !

   Sous la houlette de Sylvain Turpin, le metteur en scène de renommée internationale en Revermont (et, accessoirement, maître d’école de Drom), la troupe des Dromignons a encore tenu son public en haleine. Interprétant « L’énigme », pièce de Jean Reinert, ils ont su entretenir, jusqu’au bout, un suspense insoutenable. En effet, la recherche d’un prétendant pour la princesse Ki manquant de générer des exécutions capitales parmi les candidats, du gardien de cochons jusqu’au fils de l’empereur de Chine, il fallait bien toute la sagesse et la bienveillance de son père, roi vieillissant, pour éviter une hécatombe. Mais le final soulageait une assistance au bord de l’angoisse et de la perplexité, en préservant une fin heureuse et une morale sauve. Les décors étaient réalisés dans le cadre des activités périscolaires, sous la haute direction de Pascale Borget, alors que l’ensemble des costumes provenait des ateliers de haute couture de la société des mamans, spécialistes dans le domaine du spectacle.

Le metteur en scène

Le metteur en scène

En coulisses . . .

En coulisses . . .

L'énigme à DROM 03

L'énigme à DROM 04

La princesse Ki 1

L'énigme à DROM 05

La princesse Ki 2

La princesse Ki 2

Passage par la case "Prison" !

Passage par la case "Prison" !

L'énigme à DROM 08

  Une exposition était ensuite proposée, présentant les œuvres picturales des écoliers réalisée, là aussi, lors des temps périscolaires, avec la collaboration bénévole de Madame Porrin. Enfin, après un verre amical, les plus gourmands pouvaient repartir sous le sceau de l’exotisme, avec leur repas du soir constitué d’une spécialité créole.

Les œuvres réalisées pendant les temps d'activités périscolaires

Les œuvres réalisées pendant les temps d'activités périscolaires

Au fil des jours . . .