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18 juillet 2019, 0 h 32 min
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Tag Archives: Ecole

Projet de loi « Blanquer » : le député apporte des précisions

Elus, parents d'élèves et enseignant ont été conviés à une réunion d'information avec le député.

  En préambule de cet échange, Xavier Breton précisait les modalités de cette démarche : il ne s’agit pas d’une proposition de loi (émanent d’un parlementaire) mais d’un projet de loi (émis par le gouvernement) qui avait vocation à passer en procédure accélérée. Il dénonce alors un texte bâclé, écrit « d’en haut, où il n’y a aucun contact avec le terrain : il n’y a pas d’objectif fixé, mais des contraintes » et précise que le Sénat a pu améliorer ce processus (« avec les mobilisations sur le terrain », rajoute un participant à cette rencontre).

Un projet incohérent et déconnecté du terrain

  En détaillant chaque grande ligne de ce projet, on constate que beaucoup de points n’ont même pas été prévus, comme l’assiduité et la question des transports pour les enfants de moins de six ans et que chaque changement est dicté par une logique budgétaire, dont la pertinence reste à vérifier. Ainsi, il semble que les rédacteurs de ce texte ignoraient complètement qu’il existait des classes uniques ! « Ca marche très bien : il y a une vraie animation pédagogique qu’il faut conserver » affirme le député qui précise que 200 amendements ont été apportés au texte initial, qu’il traite « d’improvisation. Aucune étude d’impact n’a été réalisée –ce n’est pas la première fois »

  Le maire résumait le problème récurrent « le ministre nous affirme qu’il n’y aura aucune fermeture sans accord du maire, mais si les contraintes sont telles qu’on ne peut pas les tenir, comment fait-on ? » ; en demandant « qu’est ce qui se passe à la rentrée prochaine ? (on ne peut pas accueillir les enfants de trois ans ! ) ». En effet, pour les tout-petits, il existe une convention avec une commune voisine, mais pourra-t-elle se pérenniser, et à quel coût ? Des enseignants présents précise que ce projet n’est pas basé sur le rythme de l’enfant, ce dont convient le député : « sincèrement, il n’y avait pas de problème. Je voterai contre, car ce n’est pas un texte qui correspond aux enjeux éducatifs ; il n’y a pas de cohérence d’ensemble. Il faut tenir bon : c’est ce que vous faites ! ».

 

"Ce projet de loi a été bâclé : il voulait passer en force ! "

"La classe unique, ça marche très bien : il y a une vraie animation pédagogique ; il faut la conserver ! "

 

   Par ailleurs, Charles de La Verpillière, autre député de l'Ain, est intervenu 5 jours plus tard dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, pour interpeller monsieur le ministre sur les difficultés que l’abaissement à 3 ans de la scolarisation obligatoire pourrait créer dans les écoles à classe unique :

La réponse de Monsieur le Ministre est rassurante . . . reste à avoir confiance dans cette déclaration et à sa mise en oeuvre en milieu rural !

Encore trois Dromignons nominés pour partir en sixième !

   A l'occasion du traditionnel marché des connaissances, organisé en fin d'année par les Dromignons, trois d'entre eux se sont vu remettre le  " dictionnaire du départ ". Avec Noé, Camille et Adam, c'est alors un contingent bien masculin qui partira vers le collège à la prochaine rentrée.

 

Soleil, images et musique

  Après-midi festive et culturelle place Docteur Gaillard : dans la caravane des K-Potes était restitué le clip réalisé pendant plusieurs semaines à Drom dans le cadre du festival « Campagn'Arts : le Vivre-Ensemble » pendant que The Bermudaz (saxo et batterie) jouaient en première partie avant le retour attendu des Dromignons avec leur création « Le drame de la terre », fruit de leur travail de l’année avec Marie Rubbens.

Il fallait bien "The Bermudaz" pour chauffer la salle avant Les Dromignons !

(Merci à Sylvain TURPIN pour les photos)

Première « Nuit des écoles » à DROM

Familles et habitants sont venus en nombre

En Revermont, la grogne monte contre le projet de loi Blanquer, dite « école de la confiance » ;

autour de la classe unique de Drom, la communauté éducative investit l’école de la méfiance.

   Une bonne quarantaine de personnes s’est ainsi retrouvée dans l’école à la tombée du jour, enfants, parents, mais aussi des habitants de tous âges et des élus, autour du maire, tenant à exprimer son soutien à ce mouvement. Si l’ambiance était bon enfant autour d’un casse-croûte partagé, l’inquiétude était bel et bien au rendez-vous.

   Sylvain Turpin, le maître d’école, explique que cette rencontre s’inscrit dans une série d’actions débutées dès la semaine précédente dans le Revermont : regroupement à la sortie de l’école avec banderoles et diffusion d’informations le mardi, réunion publique à Simandre le mercredi, rencontre du ministre le jeudi lors de ses visites à Péronnas et à Bellignat, chaîne humaine autour de l’école de Simandre le vendredi, participation à la manifestation à Lyon le samedi. Par ailleurs, les écoles de Simandre et Villereversure ont connu des jours de grève.

   Parents et enseignants maintiennent leur mobilisation et lancent les « nuits des écoles », action tournante invitant successivement chaque village à investir son école dès le soir pour signifier son attachement au fonctionnement actuel d’une institution qui fait ses preuves en milieu rural. Pour la première, les fenêtres de l’école de Drom sont ainsi restées éclairées très tard . . .

Des usines éducatives en lieu et place des petites structures de terrain

   En effet, il est envisagé la création « d’établissements publics des savoirs fondamentaux » regroupant des écoles autour de leur collège de référence sous la direction d’un seul directeur, éloigné du terrain et des familles et dont l’étendue des pouvoirs est encore indéterminée, de même que les moyens dont il disposera ou les regroupements qu’il aura à organiser.

   Pour cette nouvelle entité, la création d’un conseil administratif composé uniquement d’enseignants marquera la fin du conseil d’école, qui réunit toute la communauté éducative, en incluant les parents et les collectivités, financeurs de l’école primaire.

   De fortes inquiétudes sont aussi induites par la scolarisation à 3 ans, obligeant les collectivités à financer des structures privées, ou sur la baisse du niveau de formation requis pour enseigner dans le primaire.

  « C’est le sabordage de l’institution » résume un habitant venu soutenir le mouvement.

  Le jeudi jeudi 4 avril, les écoles de Drom et Villereversure étaient en grève. Une assemblée générale intersyndicale était programmée l’après-midi à Bourg, suivi d’une manifestation.

L'école est restée éclairé très tard ... très très tard.

Tous solidaires de la classe unique

Le maître présente les grandes lignes du projet

Des infos peu rassurantes

L'inquiétude est au rendez-vous

A Simandre,une chaîne humaine a entouré l'école pour la protéger (photo Damien BERTHIER)

Un futur Dromignon qui veut apprendre dans la même école que son papa, sa mamie, son arrière grand père, et les générations d'avant !

Loi Blanquer : Drom en colère !

Vive inquiétude pour les parents, les habitants et les élus

 Face au projet de bouleversement de l'organisation scolaire au détriment des structures de proximité et de la qualité de l'enseignement, les parents réagissent.

     Le "Projet de loi pour une école de la confiance", adopté à l'Assemblée Nationale, prévoit la possibilité de créer des "Etablissements publics des savoirs fondamentaux" qui auraient vocation à regrouper des classes d'un collège et d'une ou plusieurs écoles situées dans "son secteur de recrutement".

Des trop grosses structures

  Un amendement adopté en Commission des Affaires Culturelles et de l'Education s'est alors imposé sans aucune concertation préalable, aucun avis du Conseil d'Etat, ni d'aucune étude d'impact. Chez les maires ruraux de France, cette absence de concertation est ainsi ressentie comme un acte de provocation.

Mobilisation des parents

  En Revermont, c'est du côté des parents d'élèves qu'un mouvement de révolte mobilise déjà plusieurs villages. Depuis le mardi 26 mars, une banderole expose la colère des parents des Dromignons sur l'entrée de leur école ; un panneau clame leur inquiétude de la voir disparaitre au profit de méga structures sous le couvert d'économies incertaines, alors qu'elle a déjà maintes fois prouvé sa pertinence et sa légitimité. A la fin des cours, les parents étaient rejoints par le maire et l'enseignant pour diffuser des informations sur ce projet et démontrer leur opposition.

Des actions de sensibilisation

  Le lendemain, une réunion publique était organisée à Simandre : un collectif en présentait les caractéristiques et diverses actions étaient alors programmées. Parti de Simandre, le mouvement est relayé à Drom par Fanette Dromard : " nous prévoyons une ronde de "Nuits des écoles" commençant à DROM le mercredi 3 avril, pour se poursuivre dans les écoles environnantes, consistant à investir l'école à partir de 19 h jusqu'au lendemain ".

   Quant aux enseignants, un appel à la grève leur est lancé pour le jeudi 4.

 

Au fil des jours . . .