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22 mai 2018, 2 h 43 min
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Tag Archives: Drom

Paul Bonnet, une figure locale qui nous quitte

Le collectionneur de vieux tracteurs

   Paul Bonnet est né à Drom, début juillet 1932, cadet de trois enfants d’une famille de cultivateurs. Le jour de son baptême, un jet de dragée brise malencontreusement la vitrine de l’épicerie. Alors le maréchal, mari de l’épicière, réclame malicieusement réparation à son père : « ton garçon devra épouser ma fille », laquelle naîtra l’année suivante. Et Paul épouse Monique, 10 ans plus tard : les deux enfants jouent le rôle des mariés dans une pièce de théâtre, à l’école ; puis il la ré-épouse encore 15 ans plus tard, « pour de vrai », cette fois. Et ça a duré 60 ans !

   Entretemps, Paul a fait son service militaire, à Ambérieu, puis il est revenu à la vie civile : il continue l’exploitation agricole familiale. En hiver, il est aussi chauffeur à la carrière.

   Monique lui donne un fils, Christian. Et le couple est aussi famille d’accueil pour Dédé, qui passera là toute son enfance de 7 à 18 ans, et considèrera toujours Monique et Paul comme « ses parents de Drom ».

   Comme beaucoup, dans son village natal, Paul est volontaire dans le corps de sapeurs-pompiers : il pousse son engagement jusqu’au maximum de la limite possible, et donne 33 années au service de la population, mais aussi dans une amicale dynamique pour l’animation du village. Il est de la génération qui relance la fête de Drom avec la fabrication des tartes. Pendant une vingtaine d’années, elles se font dans son propre four où il en enfourne (et défourne ! ) pas loin de 10 000. D’ailleurs, le four sert souvent : entre la famille et les amis, tout est prétexte à une fournée de tartes ! Le sens de la fête est aussi présent en face, dans la « cave à Paul » ! Perpétuant la tradition de la vigne et des vendanges, il aime à faire goûter sa production . . . mais attention à ses verres  . . . sans pied !

   Pas une fête ne se termine, non plus, sans qu’il sorte sa bouteille de gnôle emmaillotée dans un tricot . . . trop fier de faire découvrir ensuite le reptile qu’elle cache.

   Il s’engage aussi dans la vie municipale : il assure trois mandats de conseiller municipal, et trois en tant qu’adjoint au maire, soit 36 années dans la gestion communale, autant sur le terrain qu’autour de la table de réunion, pour la forêt, pour le réseau d’eau, et même pour la promotion et l’animation du Revermont : il reste longtemps le référent local de l’Association Touristique du Revermont. Et quand, en hiver, les ouvriers du service des eaux œuvrent à la réparation d’une fuite, il ne manque pas de leur apporter le vin chaud au fond de leur tranchée.

Cavet . . . et voyageur

   L’année du cinquantenaire de la bataille de Verdun, il rachète une estafette de la Gendarmerie. Si elle est utile à l’exploitation, elle sert aussi tous les ans à une escapade entre copains : en commençant par Verdun. Pas un coin de France n’a échappé à de mémorables ballades, qui ont donné à nombre d’anciens du village l’occasion de voyager. Plus tard, la parité fera son œuvre, et les dames seront aussi du voyage !

   A une époque où les services funéraires de Drom était assurés par l’amicale des sapeurs-pompiers, c’est l’estafette qui servait de corbillard : Paul a ainsi accompagné plus d’une cinquantaine de Dromniers à leur dernière demeure ! Au début de la sonorisation de la fête de Drom, on la retrouve encore à assurer la technique. C’est comme ça : Paul est de ceux qui participent à la vie associative ; à la vie mutualiste aussi : sociétaire de la coopérative de fromagerie, de la SICA, administrateur de la caisse locale de crédit agricole, qu’il préside même quelques années.

   Les années sont passées, il est devenu grand-père, un grand-père fiers de Lucie et de Rémi ; puis l’heure de la retraite a sonné. Au moment où il arrête le métier de paysan, il s’achète . . . un tracteur ! Puis un autre, et encore un autre. Plutôt que de collectionner les timbres-poste, il collectionne les tracteurs ! Une grosse vingtaine occupe l’écurie et tous les locaux disponibles, dont sa série de Vierzon ! Avec son frère René, les vieux engins sont remis à neuf, et il ne manque pas une occasion d’en sortir un, ou plusieurs.

   Puis viennent des années difficiles, où sa santé lui laisse peu de répit. Ca ne l’empêche pas de participer aux rencontres hebdomadaires du club, toujours prêt à passer un bon moment entre amis.

   A l’aube de ses 85 ans, il commence l’année en réunissant sa famille : il tient à fêter ses noces de diamant avec Monique. Il résume leurs six décennies de complicité en quelques mots : « des parties de plaisir, beaucoup de travail et des bonnes engueulades ». Dans les mois qui suivent, il devient deux fois arrière-grand-père.

   Puis, juste après une dernière sainte Barbe, il termine l’année en nous quittant. Bien sûr, il avait aussi ses défauts, ses traits de caractère, ses manies et certaines façons de faire qui pouvaient gêner, voire déplaire . . . mais il les a emportés avec lui et il restera le souvenir d’un type jovial, serviable, bon vivant, attaché à son territoire, mais curieux de toujours découvrir d’autres horizons, d’autres personnes, d’autres amis.

  Beaucoup garderont en mémoire l’image du collectionneur de tracteurs, en salopette bleue dans son estafette bleue.

Un inconditionnel de la vigne.

1997 : la collection commence à s'étoffer !

Novembre 1988 : la dernière manoeuvre de pompier.

(Merci à Martine BONNET pour la photo du vigneron)

Un dessin animé pour les Dromignons

Roublard pose avec les Dromignons !

  Dans le cadre des activités périscolaires, de nombreuses animations sont proposées aux Dromignons. Comme le cinéma rural itinérant diffusait un dessin animé, une séance supplémentaire a été organisée avec le sou des écoles : l’occasion de bien rigoler avec les écureuils de « casse-noisette » !

MusiKar fait partager les musiques

Eléonore et Jeanne : deux sœurs complémentaires

  La salle n’était pas très remplie pour la première scène ouverte de la saison, organisée par MusiKar. Animatrice de la soirée, Aurélie regrettait peut être un déficit d’information (en effet, les trois précédentes éditions accueillies à Drom avaient connu plus de succès). Elle rappelait alors le fonctionnement de cette école de musique associative, où les cours sont assurés par six professionnels salariés au bénéfice de 52 familles du secteur. Elle signalait aussi une autre particularité de la structure, devenue exclusivement féminine, mais réduite, en lançant un appel au volontariat pour assurer la pérennité de l’école.

Tout la palette des styles musicaux

  Après une « inscription » préalable en tout début de soirée, ne servant qu’à organiser la programmation, les artistes, souvent très jeunes, se sont succédé dans un répertoire éclectique. Seuls, en duo ou en groupe, musiciens et chanteurs ont tous suscités des applaudissements nourris, depuis Cendrillon (de Téléphone, interprété par « Moonlit ») jusqu’à une gigue celtique par Hélène et Gérald, les locaux de l’étape, qui n’avait pas oublié de rajouter un peu de folklore cajun ! Une touche de Nougaro, un soupçon de Joe Cocker, une complainte inattendue de femme de marin, un intermède comique ou encore un canon hébraïque, pour n’en citer que quelques-uns  : il y en a eu pour tous les goûts. Quant à Marius, ancien Dromignon, il a imposé le respect avec des compositions personnelles, dans un rap engagé et parfaitement maîtrisé.

   Prochaine édition : en mars à Grand Corent.

Aurélie, animatrice de la soirée.

Phase

Marius, l'incroyable talent du jour.

Le bureau de l'association.

Hélène & Gérald, sur leurs terres.

Jessica, la pro de l'impro.

Tous les artistes de la soirée.


 

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L’école entretient l’esprit de fête

Les décorations se vendent bien !

   Les Dromignons ne perdent pas leur temps pendant les « TAP » (Temps d’Activités Périscolaires) ! Vers la fin de l’année, avec Pascale (et quelques parents), ils confectionnent des couronnes et autres décorations pour Noël. Tous les habitants du village se précipitent alors sous le préau pour venir chercher de quoi décorer leurs portes d’entrée . . . ce qui remplit la cagnotte de la coopérative gérée par les écoliers.

  De leur côté, comme la soirée est un peu fraiche et humide, les parents d’élèves assurent l’accueil avec quelques tartines de fromage fort et du vin chaud.

Des couronnes . . .

. . . mais aussi des petits sapins,

et pleins de décorations.

Des bonnes tartines de fromage fort . . .

. . . mais pas que !

Rien de tel qu'un petit verre de bon vin chaud.

(Pascale attend que sa tartine refroidisse ! )

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Pompiers : toujours des bénévoles qui s’impliquent

   La Sainte Barbe 2018 a été l'occasion, pour le Corps de Première Intervention de Drom (" CPI "), de mettre à l'honneur les bénévoles qui s'engagent gratuitement au service de la population. Tout d'abord, le sapeur Loïc Presti s'est vu remettre le galon de première classe, après la fin de sa formation qui le rend totalement opérationnel sur le CPI de Drom. Engagé, par ailleurs, au Centre de Secours du Suran (" CS "), il se forme encore pour utiliser les matériels spécifiques à cette unité (secours en équipe, appareil respiratoire isolé).

Des Ch'tis au service du Revermont

  Puis trois nouvelles recrues étaient présentées. Arrivant de la région de Dunkerque, mais habitant la vallée depuis déjà sept ans, Guillaume Leduc, 39 ans, est mécanicien auto à Bourg. Avec ses deux filles, il partage des convictions sur l'engagement citoyen en milieu rural : " il faut maintenir et faire perdurer ce type de structure dans un petit village ", et tous trois veulent s'investir dans l'aide et le secours aux personnes. Julie, 19 ans, est opératrice plastique à Villereversure, et Camille, 21 ans, travaille en laboratoire à Ceyzériat, dans les analyses du lait. Cette dernière avait d'ailleurs été jeune sapeur-pompier volontaire (" JSP ") dans le Nord pendant un an et demi, mais n'avait pu continuer cette formation à son arrivée dans l'Ain, la section de JSP de la Vallière n'existant pas encore.

  Félicitant l'implication des volontaires, Alain Chapuis, conseiller départemental, insistait sur la complémentarité entre les centres de secours et les corps communaux, rappelant l'intérêt de ces derniers, proches du terrain, et la chance du département de l'Ain qui en compte encore 171.

En présence de l'Adjudant-Chef Cyril Mottet, commandant le CS du Suran, et son adjoint, l'Adjudant Dominique Perrin.

Le sapeur Loïc Presti a reçu son galon de 1ère classe.

Le sergent Anthony Poncet, chef de corps, présente les nouvelles recrues.

Au menu, on n'oublie pas les cinq fruits et légumes !

Les plus anciens sont toujours présents.

. . . et, toujours, les trois grâces au service !

 
 (Incontournable : l'incendie à Rio, avec Maurice ! )

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Au fil des jours . . .