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18 juillet 2018, 14 h 20 min
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Tag Archives: Annie Porrin

Annie Porrin, l’art et la manière

   Pour la deuxième année consécutive, lors du spectacle de l'école, les spectateurs ont aussi pu apprécier les talents picturaux des Dromignons. En effet, depuis déjà quatre ans, ces derniers suivent une animation " peinture " pendant leurs " TAP " (temps d'activités périscolaires), et il convenait de présenter leurs œuvres !

   Il parait tout aussi légitime d'évoquer celle qui insuffle bénévolement le goût, les connaissances et les techniques à ces Van Gogh en herbe : rencontre avec Annie Porrin.

Des prédispositions,et une solide formation

   Cette ancienne infirmière a toujours dessiné, depuis l'âge de huit ans, ce qui était peut-être inscrit dans ses gènes : sa mère et un cousin maniaient déjà bien le crayon. Et surtout un oncle, artiste peintre qui lui a fait découvrir la peinture, dans l'atelier duquel elle peint son premier tableau, à neuf ans. Elle décroche d'ailleurs un prix de dessin à l'école primaire, quand d'autres se distinguent en français ou en calcul. Puis la vie s'est écoulée, mais elle a décidé de reprendre les pinceaux à la retraite. Alors, un an avant l'échéance, Annie prend des cours de dessin à Simandre, intègre les bases de l'aquarelle. Puis elle participe pendant sept ans à un atelier peinture à Revonnas. Là, Jacques Flacher, puis Martin Laquet, artistes lyonnais disciples de Jacques Truphémus, lui enseignent les méthodes pour saisir des sujets sur le vif : paysages ou natures mortes. Et, depuis six ans, elle s'adonne à la peinture en solitaire dans son village de Ramasse, élargit ses expérience avec la peinture à l'huile, s'oriente plus vers l'impressionnisme.

La passion de transmettre

   Dans le village voisin, une amie lui explique que les " TAP " proposent moult activités diverses, grâce à des bénévoles, et lui demande si elle voudrait participer. C'est ainsi que la Ramacharde vient gracieusement chaque semaine transmettre son art aux Dromignons. Perfectionniste, elle peaufine ses connaissances puisqu'elle ne se contente pas de les faire travailler sur les couleurs : elle leur fait aussi découvrir des peintres référents et se diversifie vers des artistes plus modernes, plus attractifs pour les enfants, tout en évoquant toute l'histoire de l'art, depuis les peintures rupestres  jusqu'au cubisme.

Savoir peindre, mais connaître aussi les grands peintres !

   Cette dernière année, ils ont ainsi décliné les nuances et couleurs primaires sur le thème des quatre éléments, l'air, l'eau, la terre et le feu, en s'inspirant de Matisse, Natasha Wescoat (artiste américaine, née en 1982), Gustav Klimt (artiste autrichien, né en 1862) et Van Gogh. Passionnée, elle veut " ne pas remplacer le maître, mais arriver en complément, faire découvrir ", pour " que les enfants se révèlent et, pourquoi pas susciter des vocations : l'art, le dessin industriel, la communication, … ". D'ailleurs, les 45 minutes hebdomadaires ont glissé vers l'heure complète, mais " les gamins sont tellement contents et avides de tout ", s'émerveille-t-elle. Débutant le collège, l'un d'entre eux lui a rapporté fièrement : " j'ai eu 16 sur 20 en arts plastiques, c'est grâce à toi ! ", la plus belle récompense pour cette bénévole passionnée !

Le feu

L'air

La terre et l'eau

Les peintres

Culture et gastronomie avec les Dromignons

Tout l'art du kamishibaï !

   Pour leur désormais traditionnel spectacle annuel, les Dromignons ont choisi, cette année, de varier les formules et de faire voyager leur public. Ainsi, dans une première partie, huit kamishibaï étaient joués, par équipe de deux. Ce théâtre d’images japonais utilise un petit châtelet fixe, mais les images et les histoires étaient dessinées, écrites et jouées par les élèves ! Puis toute la troupe interprétait une pièce de Brigitte Saussard : les ogres et les clowns, dans un décor de leur composition, mais avec l’aide de leur Bertrand, leur machiniste attitré.

Spectacle vivant, et arts picturaux !

  Les murs du théâtre (ou était-ce la salle polyvalente ? ) attiraient ensuite le regard de toutes parts : avec Annie, les Dromignons ont mis à profit leurs TAP (temps d’activité périscolaire) pour étudier la peinture et marcher sur les pas de Matisse, ou bien encore de Van Gogh.

  De leur côté, les parents d’élève n’avaient pas chômé : préparé la veille, un bon chili con carne avait mitonné toute la nuit pour régaler les gourmands : après les arts de la scène, ceux de la table !

Les artistes dans les coulisses

Les ogres veulent manger les clowns ...

... mais les clowns sont plus malins !

Les fans des Dromignons les suivent partout !

L'étude de la peinture, à partir de peintres célèbres

Quatre éléments qui servent de base à une infinité de variations

Annie peut être fière du travail de "ses" Dromignons !

Arts et spectacles tous azimuts avec les Dromignons

Théâtre Dromignons 1

Une troupe de pros

   Sous la direction de Sylvain Turpin, le maître d’école, la troupe des Dromignons s’est encore surpassée pour proposer toujours plus à son public lors de son spectacle annuel. A la fois comédiens et circassiens, ils ont interprété « Quel cirque », pièce écrite par Gilles Gatoux ; et, grâce à la bienveillante complicité des parents, le décor et les costumes n’avaient rien à envier à ceux de Roger Hart et Donald Cardwell !

  Ils ont aussi rappelé leurs talents de danseurs et de peintres avec quelques chorégraphies préparées avec Sousanna Aviet pendant les temps d’activités périscolaires (« TAP ») et une exposition des œuvres réalisées avec Annie Porrin, toujours pendant les « TAP ».

  Enfin, puisque Marcos, un des parents d’élèves, est brésilien, c’est la cuisine de ce pays que le sou des écoles faisant découvrir en proposant, pour le repas, du « Xinxim de galinha », spécialité à base de poulet et de riz, agrémentés de coco, de poivron et de cacahuètes.

Théâtre Dromignons 2

Les parents aux cuisines

Théâtre Dromignons 3

Le Xinxim de galinha mijote . . .

(Merci à Bruno AVIET pour les photos)

Au fil des jours . . .