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18 juillet 2018, 2 h 56 min
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Tag Archives: Drom

Roger, pour qui sonne le glas ?

Que de bruit , juste au sommet de Marie Alice, la "petite" cloche côté Sud !

Depuis près d'un demi-siècle, Roger Corretel informe la communauté villageoise et accompagne les familles endeuillées en sonnant le glas

  A la fin de la seule messe de l'année, ou bien d'un mariage religieux, il est souvent des visiteurs qui admirent la petite église St Thyrse et, parfois, des curieux jettent un coup d'œil derrière le rideau qui sépare le clocher du chœur. " Mais ? Ce n'est pas électrique ? " est alors l'expression la plus courante quand ils découvrent deux paroissiens faisant sonner les deux cloches à la volée. Effectivement, à Drom, ne sont électrifiées que l'horloge et les sonneries des heures et des demi-heures ; et encore, seulement depuis 2012 : avant, c'est un poids qui fournissait l'énergie nécessaire en descendant dans le clocher.

Une sonnerie particulière

  Il est encore une autre occasion où les cloches sonnent manuellement : le glas informe ainsi d'un décès dans le village. Par définition, le glas signale l'agonie d'un fidèle, puis sa mort et ses funérailles, mais son usage et sa mise en œuvre varient suivant les régions, et même suivant les communes. On parle de " glas romain " dans le nord de la France, de " glas tinté " dans le sud. Le bourdon de Notre Dame de Paris n'est utilisé que pour des événements historiques ; en Haute Auvergne, le nombre de coups permettait de déterminer le sexe et l'âge du défunt.

Le spécialiste local

  Si l'usage du glas tend à s'estomper, la coutume subsiste toujours à Drom grâce à Roger Corretel. Issu d'une des plus anciennes familles de la vallée, cet agriculteur avait été sollicité par Marcel Raffin pour l'aider " un jour que ça coinçait ", il y a une cinquantaine d'années. Ce dernier lui avait alors enseigné l'art d'enchaîner les " ding " et les " dong " dans le bon rythme et, là-dessus, Roger est intransigeant : " c'est "ding, dingue, dong", et pas l’inverse ! ". En effet, les deux cloches sont simultanément sollicitées : la grosse est lancée à la volée et produit deux sons légèrement différents à l'aller et au retour. La plus petite, dont la corde est bridée suivant un réglage très précis, reçoit un coup qui doit s'insérer au bon moment entre les deux ; la moindre fausse note s'entend dans tout le village ! Il convient aussi de ne pas œuvrer au moment des sonneries régulières, au risque de provoquer des dégâts sur le mécanisme.

  Le glas est alors sonné trois fois avant les funérailles, le matin et le soir, voire à midi lorsqu'elles ont lieu l'après-midi ; puis à la fin de la cérémonie. Depuis un demi-siècle, Roger marque ainsi les deuils du village et accompagne donc ses concitoyens vers leur dernière demeure ; mais uniquement sur demande de la famille " certains le veulent, d'autres, non " précise notre sonneur qui indique avoir " gaffé " une fois en sonnant avant Pâques " je me suis fait engueuler ! "

  Beaucoup moins de familles souhaitent maintenant ce service, par conviction ou par méconnaissance. Il y a une quinzaine d'années, Roger a quand même tenté de transmettre son art, mais a repris le maniement des cordes, en s'étant assuré un suppléant occasionnel. En effet, celui qui est, à Drom, indissociable du glas, s'interroge : " qui est-ce qui sonnera pour moi ? "

Trois temps, deux cloches ... un seul homme

Force et précision, puissance et sensibilité !

Les deux cloches : Marie Alice Albert Caroline (bénie en 1904) à gauche , Albertine Alice Marie-Louise (bénie en 1923) à droite ( . . . en dessus des personnages ! )

 

 

 

 

Communication électronique : Drom a la fibre

    « Depuis 2011, des travaux ont été effectués pour préparer l’arrivée de la fibre optique dans la commune ; des artères passent sur le territoire . . . mais ne faisaient que passer ! » expliquait le maire de Drom en introduction de la réunion publique organisée conjointement avec le « SIEA », Syndicat Intercommunal d’Energie et de e-communication de l’Ain. Depuis le 17 avril dernier, ce service est opérationnel pour le village, et un dixième de la population s’est déplacé pour en découvrir les principes et les modalités d’accès. En présentant le syndicat, Walter Martin, son président, rappelait la genèse du projet : « il y a plus de dix ans, le choix de l’Ain a été d’apporter la fibre à tous les habitants ; c’est notre marque de fabrique et notre fierté : l’amener dans tous les territoires les plus ruraux ». En effet, il s’agit là d’un enjeu indiscutable d’aménagement du territoire, de développement économique et de service public, au même titre que l’électrification du monde rural au cours du XXème siècle. Le réseau Li@in, premier réseau d’initiative publique de France, place ainsi le département largement en avance dans ce domaine ; il vise l’équipement de 392 communes de l’Ain d’ici fin 2021 (la société Orange n’ayant choisi d’équiper que les 15 communes les plus urbaines pour des raisons de rentabilité).

Un service public, et un choix de partenaires privés

  Assisté de Valérie Ecochard, Philippe Dubost, directeur du SIEA, détaillait ensuite les caractéristiques de la fibre optique, qui permet de multiplier jusqu’à 50 le débit des données transférées, sans atténuation avec la distance. Fait exceptionnel, à Drom, 90 % des bâtiments sont éligibles à ce service, la moyenne se situant plutôt en dessous de 50 % pour les communes desservies.

  Pour accéder au service, il convient d’abord de vérifier son éligibilité sur le site du réseau Li@in (www.reso-liain.fr), puis de choisir un opérateur parmi les 26 partenaires qui proposent leurs services aux entreprises, ou les 6 pour les particuliers. Deux d’entre eux étaient d’ailleurs présents à Drom pour expliquer leurs sélections de services. La souscription d’un abonnement déclenche alors le processus de raccordement du logement ou du bâtiment au réseau de fibre optique, financé par le SIEA jusqu’à une prise terminale optique à l’intérieur du bâtiment. Il reste alors à effectuer les branchements internes avec les équipements privés : ordinateur, téléphone, télévision, etc. Mais, quel que soit l’opérateur et l’abonnement choisis, aucun règlement n’est débité avant l’ouverture effective du service.

Un atout pour la commune

  Depuis la mise en service du 17 avril, Drom compte d’ailleurs déjà quelques abonnés. Les questions n’ont alors pas manqué, marquant l’intérêt pour ce service, principalement sur les modalités techniques, mais aussi sur les portabilités de numéros de téléphone et d’adresses courriel, ou chaque réponse a été rassurante et chaque crainte effacée. Une inquiétude a aussi été émise sur l’impact en matière de santé publique, mais la fibre n’utilise que la lumière et n’émet aucun rayonnement électromagnétique : elle est plus passive que le cuivre. Par ailleurs, la wifi est aussi dix fois moindre que le téléphone portable.

  Une nouvelle étape dans l’ère du numérique !

Walter Martin, président du SIEA

Philippe Dubost, directeur du SIEA

Valérie Ecochard

Une procédure simple !

 

Déchets : objectif revalorisation maximum !

  Cette année, c’est le 5 mai qui marquait, en France, le « jour du dépassement », jour où toutes les ressources annuelles de la planète seraient consommées si toute l’humanité vivait comme les Français. Hasard du calendrier, c’est aussi le jour où était organisée une visite d’Ovade pour les conseils municipaux du secteur ; trois élus de Drom ont répondu à l’appel.

  Regroupant les 334 000 habitants de 194 communes, le syndicat Organom reçoit chaque année 58 000 tonnes d’ordures ménagères résiduelles et 4500 de végétaux. Depuis 1984, ces déchets étaient enfouis au centre de La Tienne (à Viriat), mais le besoin croissant d’espace a amené les élus à mettre en place d’autres solutions en partant du principe qu’il convenait de ne plus enfouir de déchet valorisable. Il était alors décidé de se tourner vers la méthanisation.

Tri préalable, puis enfouissement minimum

  En incitant d’abord les usagers à trier leurs déchets pour les orienter vers les bonnes filières (points d’apport volontaires, déchetteries), les ordures ménagères résiduelles subissent désormais un tri mécano biologique. Ce qui n’est pas valorisable est enfoui (moins de 50 %), et la partie fermentescible, après plusieurs traitements, produit du compost (15 000 tonnes) et du biogaz, transformé en électricité (la consommation annuelle de 4 000 foyers, hors chauffage) dont l’usine utilise une partie. La chaleur dégagée à ce moment-là sert dans le procédé de transformation de la matière organique. L’ai interne des bâtiments est lui-même utilisé pour l’aération du compost, puis filtré avant rejet extérieur. Le compost est de très bonne qualité grâce à un procédé unique au monde (« Sordisep ») qui permet d’en éliminer tout ce qui n’est pas organique. Mais il convient aussi que soient impérativement proscrits certains indésirables dans les ordures ménagères : le verre, les produits nocifs et les textiles.

A savoir : une journée portes ouvertes est organisée le 23 juin (pour le deuxième anniversaire de l’usine) : renseignements au 04.74.45.14.70

  Des visites sont aussi organisées tout au long de l'année : panneaux explicatifs et vidéos accompagnent le guide tout au long du cheminement adapté à tous publics : scolaire et adultes (les Dromignons ont d'ailleurs précédé les élus de Drom de quelques semaines !

L'usine OVADE

Devant les tubes malaxeurs

Une visite instructive pour des élus motivés

   .

Visite complète de l'usine en quelques minutes, avec la vidéo :

 

Commémoration : toujours avec les pompiers

   08 Mai et 11 Novembre : ce n'est pas vraiment leur rôle, ni leur vocation, mais ils ne se posent même pas cette question : les sapeurs pompiers volontaires du CPI de Drom sont toujours présents aux côtés d'une bonne partie de la population pour participer aux cérémonies de commémorations.

 

Mécaniques anciennes : les belles Italiennes

  Un (petit) peu moins d'exposants, des visiteurs plus tardifs mais en quantité habituelle et, surtout, l'absence de la pluie pourtant prévue : la 25ème exposition / bourse d'échange de mécaniques anciennes a encore réjoui autant les inconditionnels des vieux véhicules que les promeneurs du dimanche. Le thème de l'année mettait alors l'Italie à l'honneur et les belles Italiennes ne manquaient pas, comme cette très rare Ferrari 250 GT Lusso de 1963 (351 exemplaires) ou la Lancia S4 Abarth de 1985, côtoyant, bien sûr, les Alfa Roméo et les Fiat. La Fiat 500 originelle trônait ainsi à côté du modèle de 2017, sorti pour son 60ème anniversaire. Les deux roues alignaient, entre autres, les cyclos sportifs des années 70 : Malagutti, Malanca, Ducati Itom, Mondial, Motini, Gilesa et autres Motoguzzi. Une Bernelli 650 Tornado indiquait sa participation au Bol d'or de 1972 où elle put terminer la course grâce au prêt d'une tige de culbuteur prélevée sur celle d'un spectateur solidaire. Du côté des tracteurs, une série de Someca et de Same entourait un Landini à boule chaude, monocylindre de 7,2 litres, équivalent outre-alpin du Vierzon. On pouvait même découvrir un motoculteur Ferrari.

Connaissances … et notoriété !

  Encore une fois une belle exposition " grâce à un fantastique réseau de connaissances de toute l'équipe " nous confient les organisateurs ; " on nous confie des véhicules en toute confiance, ce qui est appréciable : nous sommes soigneux et les traitons avec précaution ; nous sommes très fiers de cette confiance ". Il convient aussi de constater qu'au fil de plus de deux décennies, la bourse de Drom s'est aussi forgé une notoriété !

  La fête printanière est aussi une destination pour plusieurs clubs de passionnés : le Vespa Club du Val de Saône, les Volants d'Antan, le Tacot Club, le Club Mécanique des Bords de l'Ain ou l'AVAVAL (association des véhicules anciens du Valromey), sans compter les individuels qui garnissent le parking réservé de moult ancêtres de tout le siècle précédent : Aronde, Cadillac, 201 Juvaquatre, DS Panhard …

  Quant à la Moto Guzzi Dingo, premier prix de la tombola, elle a été remportée par René Marche.

En plus de l'exposition, on trouve toutes les pièces introuvables ailleurs . . .

. . . mais aussi les fiches techniques !

20ème bourse pour Annie, qui vends les tickets repas des Pilot'Ain !

Le parking des visiteurs mérite aussi le coup d'oeil !

Des clubs font de Drom le but ou l'étape d'une excursion, sur deux roues . . .

. . . ou sur quatre !

Au fil des jours . . .