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26 août 2019, 11 h 43 min
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Le tunnel (2ème partie) : un projet interrompu par la guerre, puis repris 125 ans plus tard

Le tunnel de DROM : une visite ludique et pédagogique désormais incontournable

Après la genèse du projet, la suite des aventures du tunnel, dont le percement a été réalisé de 1859 à 1869

Les tranchées inachevées

   Il restait alors à réaliser des tranchées dans la vallée pour y faire converger toutes les eaux : Hippolyte Gouilloux sollicitait de nouveau le Préfet dès janvier 1869. L'étude est lancée à partir de mars 1869 et le projet est soumis à l'Etat courant Juin 1870 ; mais, le mois suivant, la guerre vient annuler tous les espoirs.

   D'autres démarches sont ensuite tentées, jusqu'en 1872, mais le dossier des tranchées est ajourné : l'Etat, ayant déjà largement contribué, considère que la suite de ce chantier devrait être financée par les propriétaires privés concernés, avec l'aide du département.

Efficace quand même !

   En effet, une fissure et un puits, recoupant heureusement le tunnel, suffisent à limiter les inondations préjudiciables de la vallée : reliés au réseau karstique, ils permettent d'évacuer les eaux surabondantes du sous-sol vers la partie aval du tunnel.

1994 / 1997 : finalisation du projet

   Suite aux inondations de 1993, le projet du " canal " est réétudié en 1994, avec le même tracé qu'en 1852 et 1871. Une étude d'impact démontre que, en cumulant toutes les conditions les plus pessimistes, cette réalisation n'occasionne une augmentation du niveau des eaux que de 1 à 3 centimètres dans la vallée du Suran. Le canal est alors inauguré le 10 novembre 1997.

   Désormais, le tunnel est un lieu de visite autant pédagogique que ludique avec les visites organisées par l'AGEK.

Caractéristiques

   Longueur 980 m., dénivelé 15 m.  Le milieu est à environ 90 m. sous la ligne de crête. Le canal permet d'évacuer les eaux d'inondation du village avant qu'elles atteignent un niveau critique ; un fil d'eau se constitue alors sur 2,9 km. avec un dénivelé de 6,40 m. à la première marche du tunnel.

 

Résurgence dans le tunnel

Le canal enfin réalisé

Lors de la crue de 2002

   Pour plus de précision, relire l'article du 20 octobre 2018

Le tunnel de Drom : l’incroyable entreprise d’un Maire pour maîtriser les inondations (1ère partie)

1856 : une contre proposition avec un projet de puits

Hippolyte Gouilloux avait remarqué que les "sources intermittentes de Rochefort" étaient l'exutoire des inondations de Drom.

   Pour remédier aux inondations séculaires qui frappaient la vallée de plus en plus fréquemment et occasionnaient de grands dégâts, Hippolyte Gouilloux, Maire de Drom, avait depuis longtemps imaginé que le moyen infaillible était d'établir un canal au fond de la vallée allant aboutir à la rivière du Suran à Villereversure. En 1852, il entreprit donc les démarches pour amener l'ouverture d'un tunnel, sous la montagne de Javernaz, depuis la vallée de Drom vers " les sources intermittentes de Rochefort " (qui jaillissaient lors des inondations de la vallée de Drom).

   Après des études et des visites sur le terrain, cette idée est admise par les services de l'Etat qui, entre deux tracés, préconisent le plus court, par économie : 980 mètres au lieu de 1 350 ; mais ce projet nécessitera une tranchée en amont. Ce dernier est donc retenu, malgré l'insistance du Maire ; ce dernier ayant toutefois reçu l'assurance que, une fois le tunnel percé‚ " les tranchées ne resteraient pas à faire ".

Un coût démesuré

   Devant le coût considérable d'un tel projet, que la commune ne pourrait pas assumer, même avec une participation de moitié de l'Etat, les ingénieurs décidèrent qu'il serait fait des travaux d'essai ayant pour but de creuser et d'établir des puits absorbants (de part et d'autre de la colline, en cas d'existence d'un lac souterrain, créant ainsi un phénomène de siphon).

   Ces travaux commencèrent en 1855 : le puits perdu de "Glanant" (sur la commune de Villereversure, en dessous de Rochefort) et 1856 : le puits de Fay, à Drom. Dans ce dernier, on tomba dans une grande excavation souterraine à moitié remplie d'eau : le légendaire " Lac sous Drom " ! Mais ces travaux ne furent pas efficaces et le puits fut rebouché.

   En 1858, grâce à l'intervention de M. le Comte Le Hon, député, des premiers fonds étaient débloqués pour commencer le tunnel. Sur un coût total de 106 584,84 F., l'Etat a finalement financé 93 200 F., la Préfecture, 4 000 F. et la Commune a fait tout le reste, tant par impositions extraordinaires que par souscriptions, journées volontaires, prestations, etc.

  Particularité : le tunnel de Drom démarre depuis des terrains appartenant à la commune de Drom, mais situés sur la commune de Ramasse, et il débouche sur une parcelle de terrain public sur la commune de Villereversure.

... la suite dans notre prochaine édition !

La vallée innondée

1852 : le Maire insiste pour un projet plus au nord

La galerie à sec . . .

. . . et en eau !

 

Le lavoir de Drom, centre vital devenu curiosité touristique

Une plate-forme a été aménagée pour servir de scène lors des concerts

Depuis toujours exemple type des phénomènes hydrogéologiques qui régissent et caractérisent le sol karstique de la vallée, ce lieu mérite quelques explications historiques.

   Il y a « fort longtemps » (au XVIIème, XVIème, XVème siècle, encore avant ?), on avait remarqué en temps de fortes pluies que les eaux surgissaient avec violence par les fentes de rocher (encore visibles aujourd'hui), au dessous du four banal (à l’emplacement de la maison Spilmann) ; ces geysers devaient atteindre deux mètres (« des « tromphiaux » de six pieds »). Les habitants ouvrirent la grotte à grands frais au fond de laquelle ils trouvèrent et mirent à jour « une belle et bonne source d'un courant sortant d'une galerie souterraine sous les rochers côté sud de ladite grotte ».

   Un tilleul séculaire existait sur la place, sous lequel s'assemblaient les habitants quand ils avaient à délibérer sur les intérêts de la communauté (à l'emplacement de la Fromagerie construite, elle, en 1906, sur la « Place de la Pompe »).

   Une femme s’étant noyée en 1824 au bassin de la source, on érigea, une construction monumentale avec robinets et « bachats » : Etabli sous la direction de Claude Caillat, Maire, An 1831.

Un lieu de rencontres

   En 1873, une grande citerne est creusée au fond par un entrepreneur de Jasseron et, en 1884, à l’âge d’or de la construction métallique, le lavoir est doté d'un toit métallique fixé dans la roche et supporté par un magnifique pilier taillé dans un seul bloc. En effet, tout le site étant submersible lors des inondations régulières, le toit du lavoir peut se trouver rapidement à trois mètres sous l’eau ! Le zinc est fourni par M. Belaysoud, à Bourg en Bresse.

   Puis le réseau d'eau courante est installé, le lave-linge fait son apparition . . .  et le lavoir perd peu à peu de son utilité : la dernière lavandière s’arrêtera en 1956.

   Ainsi, point vital grâce à la source « qui donne de l'esprit à ceux qui en boivent ! », du four banal à la fromagerie, des réunions sous le tilleul aux lessives du lundi,  jusqu'aux visites guidées actuellement organisées, ce lieu (appelé ici, le lavoir, la fontaine ou le "cabasson") est depuis toujours un centre de rencontre, « vecteur de lien social », dit-on aujourd’hui (même si, lors des discussions « sous le zinc », lorsqu’on lavait le linge, on salissait parfois les gens . . . ).

   Il a même de nouveau retrouvé cette fonction en se révélant un excellent amphithéâtre naturel : des concerts y ont été donnés pendant quelques années !

Le site avant les aménagements (dessin Hector Caillat 1903)

Dans les années 1930

Un peu d'eau . . .

. . . un peu plus (maximum non atteint)

 

Une salle de concert appréciée

.

 

Sapeurs-pompiers : des missions maintenues

Une équipe opérationnelle (première intervention guêpes pour Julie et Guillaume)

  La mission d’origine des sapeurs-pompiers était la lutte contre l’incendie ; aujourd’hui, les secours à victimes constituent la majorité de leurs interventions, avec les accidents sur la voie publique. Ils sont aussi sollicités pour d’autres opérations, telles que la lutte contre les hyménoptères, ce type d’insecte comprenant les guêpes et les frelons. Devant l’afflux de telles demandes, beaucoup d’unités n’interviennent plus (renvoyant les demandeurs auprès de sociétés spécialisées) ou alors facturent cette prestation.

  Le CPI de Drom (Corps de Première Intervention) maintient ce service gratuit à sa population et on peut ainsi, plus particulièrement les soirées d’été, voir les volontaires endosser leurs tenues spéciales pour éliminer des nids indésirables et dangereux.

  Il peut, là, être utile de rappeler que, dans l’Ain, presque un pompier volontaire sur deux est rattaché à un centre de secours communal (CPI), et ne perçoit pas de vacation du département (gestionnaire des centres de secours) : leurs interventions, comme leurs temps de formation ou d’entraînement est ainsi totalement bénévole. De plus, ils animent une amicale qui participe grandement au fonctionnement de cette unité de secours, au bénéfice des deniers communaux  . . .  tartes et calendriers contribuent donc à éviter les piqûres de frelons !

Pour l'équipement, les collègues sont nécessaires

Il s'agit de tout calfeutrer : des pieds à la tête !

Un nid de frelons dans un grenier ...

Un nid de frelons évacué !

(Merci au Sergent Anthony PONCET pour les photos 5 et 6)

Vendredis du Revermont

Presque 350 personnes (200 suivant la police, 500 suivant les syndicats) ont envahi la place Docteur Gaillard,

100 ans après la donation de ce terrain par Mme Gaillard.

Déjanté

Avec Bastoon, Babouschka était complètement déchaînée pour "La vie rêvée de Josiane", qui s'apprête à aller "aux 40 ans de Monique" (où tous ses ex sont présents) dans un flot de créations farfelues, parfois rebelles mais toujours avec beaucoup de tendresse en filigrane.

A boire ...

avec les Colporteurs, avant leur passage à Drom , le 28 août lors du festival itinérant "La voie des Colporteurs".

... et à manger !

Véritable dîner-spectacle en terrasse avec les Cup'Ain qui ont encore régalé leurs clients des vendredis estivaux.

Expo

Portraits de Cavets, visages d'habitants du Revermont tout autour de la place pour l'expo du Photo Club Surannais

L'expo photo est prête ...

Les Cup'Ain préparent les pizzas

Les Colporteurs se chargent des boissons

Claude est à la régie son

Babouschka peut se déchaîner !

 

(vue des coulisses ! )

 
 

Bérangère Bulin, médiatrice culturelle de la CA3B, en charge de la programmation des Vendredis du Revermont

Au fil des jours . . .